Maelström

Celui-là, je l’ai envisagé depuis longtemps, mais je pensais que la tâche serait vraiment trop immense pour être sérieusement engagée.

Et puis, au vu de mes horaires de bureau, j’ai décidé de me lancer. Ça n’a pas été sans mal, et j’y ai mis un temps considérable, mais le jeu en valait la chandelle…

Acrylique et encre de Chine sur toile – 1 x 1 m – 2019

Dichotomie III

Quand j’eus terminéDichotomie II à l’été 2014, après y avoir passé mes deux semaines de vacances, ma première pensée fut « Plus jamais ça ». J’ai donc fixé un prix élevé à la toile, car je ne souhaitais pas m’en séparer… Contre toute attente, j’ai eu une offre ferme au tarif demandé. J’ai alors profité de ce que mon acheteur n’était pas pressé pour ré-itérer Dichotomie, mettant ainsi à profit la longue pause méridienne à mon travail. J’ai pris le temps qu’il fallait, et ça a donné :

Acrylique et encre de Chine sur toile – 1 x 1 m – 2018

 

Portrait de famille

Nautileus III

Après le UN et le DEUX, la dernière version d’un motif que j’aime beaucoup :

60 x 60 cm - Acrylique et encre de Chine sur toile
60 x 60 cm – Acrylique et encre de Chine sur toile

Avec l’aide de ma douce, j’ai profondément refondu la palette, qui est plus chaude que celle des prédécesseurs.

Détail
Détail

Pour les amateurs, un petit making-of en images :

N3

N4

N5
Ouf ! Le plus dur est fait.
C'est à ce moment que j'ai décidé de "retourner" la palette pour mettre les couleurs chaudes en avant.
C’est à ce moment que j’ai décidé de « retourner » la palette pour mettre les couleurs chaudes en avant.
Ouais, c'est mieux.
Ouais, c’est mieux, Tequila est d’accord
N8
Épaississement des traits de compas.
N9
Après la première couche de noir, on voit vraiment ce que ça va donner au final, même s’il y aura encore plusieurs ajustements de couleurs

MiamiXL

Je continue d’expérimenter les formats bizarres.

Acrylique et encre sur bois - 7x250 cm
Acrylique et encre sur bois – 7×250 cm

Dans une cage d’escalier blanche, ça doit le faire.

On dit que l'oeuvre doit être plus grande que l'artiste. Mission accomplie !
On dit que l’oeuvre doit être plus grande que l’artiste. Mission accomplie !

Il faut vite que cette pièce trouve preneur : elle rentre difficilement dans ma bagnole, et c’est trop bas de plafond chez moi…

MiamiXL

Dichotomie II

35Lundi 14

Après 3 jours de bulle pour commencer les vacances, j’ai rechargé suffisamment les batteries pour m’attaquer à un nouveau grand format.

En 2011, j’ai fini l’année avec Dichotomie, une toile peu réussie à laquelle je m’étais promis de redonner une chance. Allons-y !

Au départ était la toile blanche, que j’aborde toujours sans angoisse, car je sais où je vais.

01

J’ai besoin d’un dégradé « circulaire » à 21 couleurs. Ma coloriste favorite m’est d’une aide inestimable.

02

Plutôt réussi, je trouve :

03

dichotomie n.f.
            Division de quelque chose en deux éléments.

04

Une fois le cadre posé, il suffit de remplir les cases.

05

A la fin de la journée, les cercles principaux sont tracés.

06

Mardi 15

Pas beaucoup de temps pour bosser aujourd’hui, mais je vais quand même commencer l’ajout de l’aléatoire au rigoureux.

07En bon père et bon mari, je participe à la vie du ménage, et lâche donc mes outils pour aller écumer la grande distribution. Le tracé a quand même bien avancé.

08Mercredi 16

Une séance de traçage d’une bonne journée, au cours de laquelle j’ai encore approfondi le dessin par l’ajout des cercles secondaires. J’espérais avoir le temps de commencer à peindre aujourd’hui, c’est raté.

09

 Jeudi 17

Je peux enfin attaquer la couleur ! 21 passes en vue.

B1

En fin de journée, j’ai fini un peu plus de la moitié, ça avance !

B2

Vendredi 18

Arrrgh ! Presque fini…

B3

 Samedi 19

Ouf ! Première couche achevée, ça mérite une petite animation.

AN3

Bon ben, passons à la deuxième couche Confused

Dimanche 20

Une fois les deux couches passées, ça claque !

10

Prochaine étape : retracer tous les traits avant de passer au noir.

11

Fin de journée…

12

Lundi 21

J’attaque tôt, il faut que ça avance.

13Ouf ! Fin de cette étape, les traits ont tous été repassés.

14

Maintenant que les couleurs et les bords sont terminés, je peux passer à ce que j’appelle la « sculpture » qui va faire apparaître le relief. Pour cela, je sors mes marteau et burin : pinceau Raphaël Scolux n°4 et encre de Chine Pébéo india ink graphic (notons ici qu’en Anglais, l’encre vient d’Inde, pas de Chine…)

16

C’est maintenant qu’il s’agit de ne pas avoir la tremblote au moment d’épaissir les traits de Rotring !

17

Chaque ligne ne dure que quelques minutes à épaissir, mais il y en a 126.19

La perspective commence à ressortir. Je combats l’envie de « finir » un bout pour voir ce que ça donne, je veux me garder le plaisir de découvrir le résultat final d’un coup.

18

Mardi 22

Pas grand chose de nouveau aujourd’hui, je progresse lentement mais sûrement vers mon but.

20

Mercredi 23

Première moitié du passage au noir terminée, c’est maintenant que ça va se jouer.

21

La suppression du blanc va faire enfin apparaître le motif final, progressivement.

22

Montée progressive vers l’extase.

23

A la fin de la journée, le premier quart est né !

25

De plus près, ça donne ça :

26

Jeudi 24

Levé tôt ce matin, j’ai hâte de finir.

27

30

29Eh bien ce sera pour demain…

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Vendredi 25

Ce qui devait arriver arrive enfin, la toile se dévoile.32

Dernière touche : tracé des bords…

33… et éradication de tout le blanc qui reste.

34

Ecce picto !

35

Il reste encore plein de boulot de fignolage, une deuxième couche de noir, vernissage, etc. Mais ça attendra un peu, je vais l’accrocher au mur et commencer à en profiter.

Jardin d’ébène

Jardin d'ébène
2012 – Acrylique et encre de Chine sur toile – 1×1 m

Encore une photo peu représentative de la toile : le tableau n’a pas ce ton jaunâtre, le blanc est uni…

Le titre « Jardin d’ébène » m’est venu pour l’expo des Artistes Ascéens 2012, qui avait pour thème les jardins. Comme la toile peut vaguement évoquer des arbres noirs, c’est tout ce que j’ai trouvé pour coller à la thématique…

Very big bang

Very big bang

Ma plus grande réalisation à ce jour, Very Big Bang est une commande qui m’a demandé près de 10 jours de boulot, à raison de 5 à 6 heures par jour. Trois raisons pour cette durée exceptionnelle : la taille des toiles qui ne sont pas pratiques du tout à manipuler, la structure en triptyque qui rend la continuité des formes difficile à maintenir, et enfin l’échelle globale qui ne pardonne pas la moindre imperfection dans les à-plats.

C’est avec cette toile que j’ai commencé à prendre en photos les étapes de la réalisation, pour présenter un making-of feuilletonnant sur Facebook.

28 avril 2012

Les vrais peintres font des esquisses préliminaires, moi je tire des dés, je calcule des tangentes et je trace des traits à l’aide d’un tableur.

01

3 tranches, 3 pages de calculs.

02

 

Ma dernière toile : un triptyque grand format basé sur ma toile XLI, pour un mur de 3m sur 7m de hauteur…

03

J’ai à peine commencé les traçages à l’encre que j’ai entendu « cric » dans le bas de ma colonne vertébrale ! C’est l’inconvénient de travailler des grands formats sur une table de salon.
J’arrête à 18h, dommage, y’avait de la lumière aujourd’hui…
C’est pas grave, je continue demain dès l’aube (heu… à midi, plutôt… enfin, au saut du lit…)

04

29 avril 2012

Pour les grands rayons, obligé de sortir les rallonges. Ca donne un air bizarre au compas.

05

Début des tracés à l’encre de la première couronne. Je repousse l’attaque du problème des jonctions à plus tard…

06

Une grosse heure plus tard, la première couronne est terminée. Ouf !

07

Ma fille va être contente : elle vient de passer l’aspirateur, et je m’apprête à benner par terre toutes mes chiures de gomme…

08

La couronne blanche nécessite de faire disparaître avec soin les traits de construction. Une tâche facilitée par ce génial stylo à encre blanche.

09

Fin de la journée : la deuxième couronne est tracée, je peux raisonnablement espérer attaquer la peinture demain. Vivent les ponts du mois de Mai !

10

Détail de la jonction : le fait que les toiles n’aient pas toutes la même épaisseur ne facilite pas le travail.

11

Au soir du deuxième jour, il y avait une esquisse terminée aux deux tiers.
Et Je vis que Cela était Bon.
12

30 avril 2012

Ouf ! Traçage terminé, maintenant c’est tout simple : remplir les cases avec les couleurs kivonbien.

13

J’adore ce gris : la gamme Foundation de Citadel couvre extrêmement bien, c’est un vrai plaisir à travailler.
Bon, c’est sûr, elle coûte un bras…

14

Le gris moyen couvre beaucoup moins bien : je ne m’en tirerai pas à moins de trois-quatre couches.

15

Je n’ai pas encore la nuance précise de vert que demande mon commanditaire, mais j’ai besoin de bien identifier les zones. Alors j’utilise un vert clair comme sous-couche, ça flashe fort !

16

La première couche de couleur est passée.
Je ne suis pas très fan de cette étape : les à-plats sont moches, et l’absence du fond noir change vraiment tout…

17

J’adore travailler l’encre de Chine !
On commence par épaissir les traits au pinceau fin…

18

… et on passe à la grosse brosse.

19

La petite toile a eu sa première couche de noir, et ça change vraiment tout…

20

1er mai 2012

Pas grand chose de spectaculaire à montrer aujourd’hui. Je noircis de la toile.

21

Ça prend un temps fou, et ce n’est que la première couche…

22

L’enfant se présente bien, mais l’accouchement est loin d’être terminé.
J’ai réussi à caser 25-30 heures de peinture en 4 jours. Un sacré marathon, mais là j’en ai marre !
Rendez-vous samedi pour la suite des opérations.

23

5 mai 2012

Gros pâté ! Ça commence bien…
24Pour la première couche de noir, il m’a fallu deux fois le volume de ce pot en encre de Chine. J’ai bien fait de refaire des provisions.

25

Voilà ! La première couche est terminée, les blancs ressortent correctement, bref, on commence à imaginer ce que ça va donner au final.

26

Opération deuxième couche lancée !
Le but est de partir de ça…

27

… pour arriver à ça.
C’est quand même plus clean, mais je n’échapperai pas à la troisième couche.

28

Après mûre réflexion, il a été décidé de prolonger la couleur sur les chants. J’ai bien l’effet « tranche » que ça donne.

29

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, j’ai passé la deuxième couche sur les deux petites toiles, demain je m’appuie la grande.

30

Vraiment sympa, non ?

31

6 mai 2012

Pas grand chose de spectaculaire aujourd’hui, alors pour les curieux, voici un éclaté d’un Staedler Mars 0,7mm en cours de nettoyage…
Passionnant, non ?

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Deuxième couche du vert et des gris terminée.
J’ai l’impression qu’une fois de plus le hasard a bien fait les choses.

33

Pas beaucoup de différences avec la photo précédente ? Ben non, mais quand même 4 heures de fignolage…
Je pense que l’objectif de finir le week-end prochain est à ma portée.

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7 mai 2012

Pas beaucoup de temps pour peindre aujourd’hui. Je vais commencer à travailler les bords pour passer de cet état…

35

… à cet état bien plus propre et net.36

J’attaque avec la petite toile, dont les à-plats ont passé le contrôle qualité.

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Voilà, au final ça donne quelque chose de nickel, de montrable.

39

Détail de la petite toile.

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Maintenant, ce genre de petites crottes saute aux yeux.

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Pas de vue d’ensemble aujourd’hui, voilà où je me suis arrêté ce soir…

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8 mai 2012

AAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRGGGGGHHHHHHH !!!!!!!!!

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Bon, ça va, la chirurgie réparatrice a bien pris. Ouf !

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Encore pas grand chose de spectaculaire aujourd’hui… Je hais les finitions : ça prend un temps fou, c’est répétitif en diable…

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… mais bon, le résultat est là.

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12 mai 2012

Le gars de chez Games Workshop : « La gamme de peintures a changé mais vous verrez, Mechanicus Standard Grey est rigoureusement identique à l’ancien Adeptus Battlegrey. Ri-gou-reu-se-ment ! »
Moi, après essai : « Mon-cul ! »

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Je dois donc me lancer dans la bidouille : j’ajoute de l’encre au nouveau pot, goutte par goutte.

46Au bout de 18 gouttes, je déclare le nouveau mélange bon pour le service. Je vais pouvoir finir la deuxième couche de gris foncé sur la grande toile.48

J’ai (enfin) terminé les contours, je vais pouvoir passer à la deuxième couche de noir.

49

Un petit zoom pour montrer le changement de nuance pour le vert, pour mieux coller aux désirs du commanditaire.

51

Je ne sais pas si la photo est assez bonne pour le distinguer, mais toute la moitié inférieure est quasiment terminée. L’objectif de signer demain est toujours à ma portée…

50

13 mai 2012

Allez, dernière ligne droite !
Aujourd’hui, chasse aux petites crottes.

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Pour bien camoufler les traits de construction, le Gesso c’est nickel.

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Ça y est ! Fin de la peinture, c’est pas dommage !

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Une signature discrète, en gris foncé, sur les deux petites toiles…

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… et une plus flashy en vert sur la toile principale.

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La peste soit de mon éternelle distraction !!!
C’est juste avant de vernir que je réalise qu’il manque un élément crucial à la composition. Vite, mon compas !

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Une couche fine de la colle kivabien, et on laisse sécher.

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Avant de jouer avec de la feuille d’or, je vous conseille de fermer les fenêtres : le courant d’air, c’est l’ennemi.

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XL I

XL I
2010 – Acrylique et or sur toile – 1×1 m

Voila, c’est cette toile qui marque mon entrée dans mon vrai style. C’est aussi une de mes œuvres préférées, déclinée dans de nombreux formats et versions. Un jour, j’en aurai une photo correcte…

Ce qui fait la différence, c’est la démarcation entre les couleurs faite au Staedler Mars 0.7, un stylo de dessinateur industriel à encre de Chine qui permet une grande précision dans les formes.

Détail XLI
Ci-dessus : idée de génie !

Tout un tas de toiles auxquelles je pensais depuis longtemps sont devenues possibles grâce à ce petit truc.


Cette toile majeure a aussi été le point de départ d’une nouvelle aventure : l’art numérique. Mes toiles étant basées sur des algorithmes, l’étape suivante est logiquement la traduction de ces algorithmes en langage informatique.

Dans un premier temps, j’ai cherché à générer des images fixes, en C#. Ça a été rapide à faire, mais ça n’avait pas un grand intérêt… Ce que je voulais, c’était que ça bouge, et surtout que ça soit visible sur Internet. Mais ça impliquait, à l’époque, de m’appuyer Flash qui était le seul moyen d’arriver au résultat désiré. Pas glop du tout !

Heureusement, HTML5 est arrivé, et avec lui l’élément canvas qui correspondait à mes besoins : standard, robuste et programmable en JavaScript, que je maîtrise plutôt correctement. J’ai fouillé dans les diverses bibliothèques en freeware disponibles, et comme je ne trouvais rien qui me satisfasse, je me suis écrit mes propres bibliothèques, et voilà le travail :

J’ai depuis utilisé ce framework perso lors d’expositions, en déclinant plusieurs algorithmes. Un jour, je proposerai des versions personnalisables destinées à des écrans qui se substitueraient aux toiles, avec des contenus téléchargeables.