Portraits crashés

Depuis quelques années, je travaille sur un algorithme de transformation d’images de ma conception issu de Faucons de nuit.

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Tirage sur Dibond, 30×40 cm

Le principe est assez simple, et son application dans le domaine du portrait produit des résultats intéressants (un intrus se cache parmi ces quatre photos, à vous de l’identifier…) :

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Ces portraits sont disponibles en tirages numériques à la boutique. Bien évidemment, toute photo est transformable par mon procédé pour produire des images originales et uniques. Si vous êtes intéressé, transmettez-moi une photo et nous verrons ensemble comment la transformer en une œuvre de mon cru…

Le grand jour !

Depuis que j’ai appris que j’avais réussi les qualifications pour « Tout le monde veut prendre sa place », je piaffe d’impatience, je tourne en rond, j’anticipe…

Un mercredi matin glacial, j’arrive aux studios avec 3 bonnes heures d’avance, pas question d’être à la bourre aujourd’hui.

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C’est là que ça se passe

Un grand hall, un canapé plutôt confortable : rapidement un petit groupe de candidats et d’accompagnants se forme. L’ambiance est cordiale et un peu nerveuse, mais en douce on s’observe, on s’évalue, on se jauge : y’aura pas de cadeau !

Une charmante jeune femme tout sourire arrive enfin, et nous voilà partis à 7 (6 candidats plus un remplaçant) à la queue-leu-leu, dans le ronronnement des valises à roulettes.

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C’est flou !

On suit la lumière, passant à côté du plateau d’une autre émission célèbre, et c’est le premier contact !

Behind the black door
Behind the black door

Nous sommes conduits tout d’abord aux vestiaires où nous attend la styliste chargée de concocter une brochette de candidats présentable. Chacun est venu avec 5 hauts différents, pour moi ce sera ma chemise violette. Les portables au fond des valises, tout le monde file au maquillage-coiffage.
Si le coiffeur n’a pas eu grand chose à faire avec ma touffe, la maquilleuse en revanche s’en donne à cœur-joie, je ressors de là ocre jaune, on dirait Peter Sellers dans The Party… Puis nous nous rendons à la loge des candidats pour le briefing.

Autour d’une table basse croulant sous fruits, bonbons, toasts, gâteaux apéritifs et toutes sortes de boissons sans alcool, dans une ambiance chaleureuse et souriante, la machine se met en route : présentations, énoncé complet des règles, signatures d’attestations et de contrats divers, tout s’enchaîne sans accroc, une check-list éprouvée. Il n’y aura pas de place pour l’improvisation lors de l’enregistrement à venir.

Pas de place pour les phots non plus, malheureusement...
Pas de place pour les photos non plus, malheureusement…

La chasse aux marques est particulièrement féroce : le moindre soupçon de logo est traqué, au point que les griffes RayBan sur mes branches de lunettes sont soigneusement recouvertes de ruban adhésif blanc. J’espère qu’on ne va pas croire que je porte des contrefaçons, après tout mes lunettes sont MON logo…

On nous rappelle le thème que nous avions à réviser : les groupes musicaux français. Toute la palette des âges est présente entre nous six, nos cultures musicales sont forcément différentes. Moi, c’est la période fin 70 – début 90 qui est mon point fort, je prie pour qu’il n’y ait pas trop de questions portant sur la scène musicale récente, même si j’ai révisé comme un fou pendant trois jours.

Et les révisions n'ont pas toujours été de la tarte, j'vous assure...
Et les révisions n’ont pas toujours été de la tarte, j’vous assure…

Les quatre thèmes de la finale nous sont présentés. La Championne en choisira un pour son challenger et un pour elle-même lors du défi final, à nous de dire quel thème nous préfèrerions, pour l’indiquer au téléspectateur lors de la diffusion. Entre candidats, l’unanimité est rapide : il y a un thème « facile » (que nous nous attendons tous à voir choisi pour elle par la Championne), 2 thèmes « bof », et un sujet « pourri », sans doute le cadeau au challenger.
Pendant qu’on nous sonorise, je reprends chaque sujet mentalement, cherchant à raviver les données en mémoire à long terme, mais la dompteuse de candidats en chef nous interpelle : c’est le moment d’entrer sur le plateau. Nous sommes rangés dans l’ordre défini, je rentrerai en deuxième.

Un brouhaha monte de derrière la porte qu’ouvre la chef de plateau : le public fini de s’installer, et le chauffeur de salle s’active. Un choc : que c’est grand !

A droite, les gradins des spectateurs, une centaine de personnes qui dominent les six pupitres de la première manche. Wow : y’en a un avec mon prénom, le pouls passe de 90 à 120…
En face, les quatre pupitres de la deuxième manche : il faut que j’y arrive, y’a pas !
A gauche, le Saint-Graal, l’Arche d’Alliance, le Crâne de Cristal, bref, l’objet de toutes les convoitises :

Mon préccccciiiieux !
Mon prééééééccccciiiieux !

J’en rêve, de ce fauteuil. Si proche, presqu’à portée de main, mais qu’il va falloir conquérir de haute lutte ! Le jeu est biaisé en faveur du Champion, la pente sera raide.

La répétition commence : notre cornac nous mène à l’arrière du studio, au pied de l’escalier qui débouche au milieu du public. La concurrente devant moi s’installe sur l’avant-dernière marche, moi deux marches en dessous et ainsi de suite : « Au top, tu montes les deux marches, tu t’arrêtes sur la croix au sol et tu fais ton salut à l’appel de ton prénom : tu as une-deux secondes, puis tu pars par la gauche, tu descends l’escalier et tu vas t’installer à ton pupitre. »

Ça n’a l’air de rien comme jeu d’instructions, mais avec la tension nerveuse en mode exponentiel j’ai l’impression qu’on me demande de piloter un Airbus ! C’est où la gauche ? C’est où le bas ? Comment on descend un escalier ? Et encore, c’est la répétition…

Aux pupitres, leçon de maintien : on ne se vautre pas, on ne déborde pas sur le voisin, on ne met pas le doigt dans son nez (instruction authentique !), on ne parle pas quand c’est pas son tour, on applaudit les bonnes réponses des adversaires, bref, on se comporte en personne décente et bien élevée. Ça me semblait évident, mais apparemment il faut verrouiller les points sur les I de certaines personnes. Un peu comme l’instruction qui nous avait été faite de venir « non maquillé(e)s et avec les cheveux propres » par respect pour le personnel…

La répétition se termine, on passe de nouveau derrière les coulisses, voici l’escalier… Nous entendons Nagui pénétrer sur le plateau, lancer quelques saluts au public, et soudain la musique du générique retentit ! Le pouls bondit à 160, ça y est, c’est la bonne !

C’est où la gauche ???

YESSS !!!

Joie.
Extase.
Félicité !
Orgasme !!

OH PUTAIN QUE C’EST BON !!!!

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J’ai la tête qui tourne, les tempes qui bourdonnent et les oreilles qui sifflent : un vrai catalogue de clichés ! J’ai vaguement conscience de formes mouvantes et bruyantes dans mon champ de vision, mais ça ne m’évoque pas grand chose. Je suis assis dans le grand fauteuil rouge, avec certainement un sourire d’imbécile heureux gravé dans la face, c’est tout ce que je sais…

Je voudrais pouvoir me gratifier d’un Hannibalesque « J’adore qu’un plan se déroule sans accroc », mais à la vérité j’ai eu BEAUCOUP de chance d’en arriver là, suffisamment en tout cas pour ne pas me tresser trop de lauriers…


Le premier obstacle à passer est la phase de qualification. Pour les non-initiés, Nagui pose à chaque candidat 2 questions sans thème particulier, pour un total de 0 à 10 points, les quatre plus gros scores étant qualifiés pour la phase suivante.
La hantise de tous les candidats : le fameux « zéro + zéro, la tête à Toto ! » repris en choeur par tout le public, la cerise aigre sur la gâteau de l’humiliation d’avoir fait tout ce parcours pour se faire foutre de sa gueule par une centaine de personnes…
Heureusement, tout se passe bien pour moi : après avoir parlé deux minutes de mes activités artistiques, je décroche deux questions « faciles » (le pseudonyme d’André Raimbourg et le nom de la droite qui divise un angle en deux). Boum, 10 points dans la musette, en route pour la Compét’ !

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Ça, c’est fait !

Arrivée de la Championne, Claire, 4 victoires, 4700 € dans sa cagnotte. Une chose est sure : elle n’a pas assez pour racheter sa place si d’aventure je la lui pique. J’ai toujours dit qu’il faudrait un nombre à 5 chiffres pour me dissuader de m’asseoir dans le fauteuil, elle en est loin…

Exeunt Agathe et Tom, direction les pupitres de la deuxième manche. Je suis chaud bouillant, j’ai rarement bûché autant un sujet, ça va chier !

Première question : Téléphone. « Cool, me dis-je, c’est toujours bon de commencer par un point facile… » Et PAF !!!

Ouais ouais, fastoche...
Ouais ouais, fastoche…

Bien joué, mec ! Et les deux questions suivantes ne sont guère plus reluisantes.

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Ça sent la perf’ olympique…

Fin des questions « Carré », je suis encore dans la roue de Pascale, avec Anne et Mickaël en embuscade. Pour l’instant, mes intenses révisions n’ont servi à rien, mais les questions « Cash » arrivent, peut-être que ça va payer…

"Eat my dust !"
« Eat my dust ! »

Et effectivement, ça paye :

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Spéciale dédicace à mes nièces !

Je tiens à préciser avec force que cet éclair vient bien de mes révisions forcenées et non d’un goût caché pour ces artistes. La preuve :

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Comme personne ne trouve la réponse à la seconde question « Cash », me voilà en tête au moment des questions nominatives. La meilleure place, mais la plus exposée, avec l’équivalent des coquilles bleues de Mario Kart dans les mains de la Championne.

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C’est maintenant que ça va se corser…

En effet, après les 8 questions communes que nous venons d’essuyer, chacun va répondre à une question choisie pour lui ou elle par la Championne. La réponse vaut + ou – 5 points, autant dire que rien n’est encore joué…
En général, parmi les 4 questions finales on en trouve 2 « faciles », une « un peu plus velue » et une « prends-ça dans ta gueule », que les Champions utilisent pour « choisir » leur challenger. Et souvent, c’est le type en tête qui prend. Je tends le dos…

… pour rien, en fait ! Mes 3 adversaires chutent sur leur question (j’avais 2 réponses sur 3, mais la question sur les BB Brunes m’aurait été fatale), je me retrouve challenger sans combattre, je ne saurai jamais quelle était la question qui m’était destinée.

"La danse de la victoire chez les grands primates prend parfois des formes surprenantes"
« La danse de la victoire chez les grands primates prend parfois des formes surprenantes »

Je me retrouve aussi l’heureux gagnant d’un séjour sportif qui me ravit au plus haut point ! Chouette !

Bon, la dernière marche est devant moi, c’est pas le moment de craquer.

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Le choc des Titans

Évidemment je souhaite le questionnaire sur les jeux de cartes, évidemment la Championne va se le garder, reste à voir ce qui va m’échoir. Les femmes cinéastes, c’est bien trop vaste pour moi, j’ai lu Robinson Crusoé gamin mais c’est bien loin, et le Liban c’est histoire et géographie, pas vraiment mes domaines de prédilection. On va bien voir, la décision n’est pas entre mes mains.

Ce sera le Liban. Soit.

Le questionnaire se passe moins pire que je ne le craignais. Je suis sûr de 13 points, peut-être 16 avec Clooney (je suis NUL en people). J’ai fait un gros coup de bluff sur la troisième question avec un cash totalement au pif mais assené avec force et conviction, peut-être que je peux un peu déstabiliser la Championne. Il va bien falloir ça, avec un questionnaire sur un sujet aussi « facile » que les jeux de cartes. Je suis très très modérément optimiste…

Et là, c’est le miracle ! Dès la deuxième question, la difficulté est bien plus grande qu’à l’accoutumée : combien de gens jouent au bridge ? Au Napoléon (jamais entendu parler !) ? Qui connait le nom de la dame de cœur ?

Le nom de la dynastie chinoise qui a inventé les cartes ?!

C’EST QUOI CE QUESTIONNAIRE DE MALADE ???

Je vois le visage de mon adversaire qui s’allonge à chaque question. Elle a l’air un peu sonnée, à mesure qu’elle et moi comprenons ce qui est en train de se passer. Comme elle doit m’en vouloir, de venir ainsi lui chiper ce trône qu’elle même a conquis, et qu’on m’arrachera tôt ou tard.
Elle me propose pour la forme 1500€, mais elle connaît ma réponse, elle a vu dans mes yeux la même flamme qui vient de la fuir.

« Nous avons un nouveau Champion ! »

You know what ? I'm happy !
You know what ? I’m happy !

La musique du générique retentit, Nagui s’éloigne, je salue Claire en m’excusant un peu, elle me salue en me félicitant. Mon rêve vient de fracasser le sien, mais elle fait bonne figure. J’espère avoir autant de panache qu’elle quand mon tour viendra.

Mais qu’est-ce qu’il m’arrive ?

Welcome to the machine

Je viens de conquérir le fauteuil rouge. L’adrénaline et les endorphines me submergent, je prendrais bien 2 minutes pour souffler. Je vais vite me rendre compte que mes désirs passent après les impératifs du tournage…
De ce que j’en ai vu, TLMVPSP c’est entre 50 et 60 personnes sur le pont, il n’est pas question de prendre son temps. La règle est simple : c’est Nagui qui donne le rythme, tout le monde doit suivre, point. Et Nagui est un homme pressé.

Un gars de la prod’ fonce sur moi, me serre la main et se présente : c’est ma nouvelle ombre, mon alter-ego, il ne vas plus me quitter d’une semelle durant les enregistrements. Son boulot : coach, confident, nounou, guide, porteur d’eau. Un Minion, quoi.

J’ai un Minion !

Je l’appellerai Stuart !
Je t’appellerai Stuart !

Stuart, donc, m’entraîne rapidement vers les loges du champion, pour la première étape de mon nouveau marathon : le vestiaire.
Il s’agit de me transformer en moins de 10 minutes en le candidat du lendemain, si possible avec un minimum d’élégance. J’arrive ainsi dans l’antre de la styliste, que j’appellerai Edna, pour des raisons évidentes.

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Ça, c’est sa tête quand elle a vu mes fringues…

Au changement de Champion, elle doit improviser : elle a tout préparé pour ma prédécesseuse, et je pense que le joli chemisier qu’elle vient de repasser sera un peu court pour envelopper mon quintal. Elle fourrage dans les portants, tandis que je me désape à toute vitesse.
« C’est quoi ta taille de pantalon ? » « Euhhhh… XXL ? »  On sent le gars soucieux de sa garde-robe. Je garde mon falzar, mais c’est la dernière fois…
Au final, en un temps record, je me retrouve un autre homme, avec une chemise et une veste bien à ma taille : elle a l’œil, Edna. C’est au tour du roi du micro d’agir :

Bob, of course
Bob, of course

Responsable de ma sonorisation, il me harnache et me désarnache, règle le micro, colle des bouts de scotch ici et là pour garder les fils en place. Il ‘apprend aussi les bonnes pratiques pour éviter aux gars de la régie de s’arracher les cheveux pour capter ma douce voix…

Pendant cette sarabande, Stuart me fait le briefing de l’émission à venir. On commence par le thème de révision des candidats : les mères en littérature. Wow ! Comment tu révises un truc pareil ? Stuart me pose ensuite les 4 questions à ±5 points, pour voir, et nous entamons la revue de détail des candidats.

Pour chacun, j’apprends ainsi son âge et sa profession, et nous discutons déjà stratégie : qui semble dangereux et qui semble plus faible. J’ai toute une panoplie de mécanismes à ma disposition pour « choisir » mon challenger, et j’entends en user sans états d’âme pour garder ma place. Je peins ainsi des cibles virtuelles sur telle tête ou telle autre. Target locked !

Arrive ensuite mon quatrième et dernier ange gardien, Mirage.

La même, mais avec un casque-micro en plus
La même, mais avec un casque-micro en plus

Elle est ma tour de contrôle : en contact avec la régie, elle les informe de mes allers-et-venues, elle donne le tempo pour les déplacements d’un lieu à l’autre et s’assure que je suis bien où je dois être quand une caméra s’allume devant moi. « Vite, Nagui sort de sa loge, on fonce en salle d’attente ! »

La salle d’attente, c’est ça :

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Nous parcourons les 30 mètres au pas de charge, on me place d’urgence dans le canapé, un peu plus à droite, un peu plus à gauche, non l’autre gauche, souris, raccord maquillage d’urgence, regarde la caméra, non ne regarde pas le moniteur, le générique retentit au loin : ça va être à moi, et je suis à moitié en panique ! Je dois avoir l’air d’un lapin pris dans des phares…

La grosse caméra qui me fixe passe au rouge : « Bonjour Nagui, bonjour à tous ! », et je m’efforce de faire bonne figure, mais je sens bien que je ne suis pas complétement à mon avantage…

Fin de mon dialogue avec Nagui. Ouf, le rythme redescend d’un coup, c’est pas dommage ! Nous regardons la première manche sur le moniteur, histoire de jauger mes assaillants du jour. La table basse regorge de victuailles à ma destination, mais rien ne me tente, pour l’instant je m’efforce de faire redescendre mon pouls, c’est pas le moment de m’empiffrer.

Après la présentation du cinquième candidat, Mirage lance à son micro « On quitte la loge du Champion », et nous nous dirigeons vers le plateau. Mon pantalon commence à me jouer des tours : j’ai une ceinture trop grande, je ne suis pas du tout à l’aise finalement…
Passage au fond du plateau, je gravis l’arrière de l’escalier du Champion, dernière révision des questions et des CV des candidats. Je remonte encore une fois mon futal, j’avance au bord de la dernière marche, « Et voici le Champion ! », une poussée sur l’épaule, et c’est parti !

Je descends l’escalier en essayant à la fois :

  • de ne pas rater une marche
  • de regarder le public
  • de regarder Nagui
  • de compter les marches (foutu TOC !)
  • de garder mon pantalon en place sans les mains

Contre toute attente, j’arrive en bas en un seul morceau culotté, quand le piège final se déclenche, et je manque me vautrer dans les bras de Nagui !

"Et maintenant, les clowns !"
« Et maintenant, les clowns ! »

Explication : pour l’éclairage, le plancher du plateau autour du fauteuil est en plexiglas. En bas de l’escalier, si on ne jette qu’un coup d’oeil rapide (et stressé), on peut très bien croire qu’il y a une marche de plus, et c’est évidemment ce qui m’est arrivé. Quelle arrivée digne d’un Champion…

Pour ma première session de souverain, j’évite la partie la plus désagréable du jeu : le choix des gagnants et perdants en cas d’égalité.

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C’est gentil d’être venu…

Sur le thème de la Compét’, j’arrive à donner une ou deux bonnes réponses quand il s’agit de trancher entre les candidats, je fais le job. Et quand il s’agit de choisir ma challenger, je torpille Odette et François, laissant Jérôme et Marina se départager. Ce sera Marina ma première.

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Ça me rappelle quelqu’un…

Pour le choix du thème, pas question de donner Nolwenn, si je tombe sur une fan je suis cuit. Ce sera donc les Bohringer, et les sports de ballon pour moi, même si j’ai bien hésité avec les pionniers de la TV, j’ai lu pas mal de choses là dessus.

Au final, Marina fait un beau parcours, mais je gagne sans trembler. C’est reparti pour un tour…

Pourvu que ça dure...
Pourvu que ça dure…

3ème round

Fin du tournage. Stuart me félicite, me tend ma bouteille d’eau, et nous fonçons vers les loges.

Je sais maintenant ce qui m’attend, je commence donc à me déshabiller sur le chemin du vestiaire, pas question d’être de nouveau à la bourre ! Edna a préparé mon trousseau, chaussures comprises : tout est à ma taille, mes déboires vestimentaires sont terminés. Je me surprends dans une glace : j’ai du mal à me reconnaître dans cette veste ajustée et ce pantalon un peu serré. Contre toute attente, je peux porter des fringues un peu « classe » malgré ma tête de clown…

J’arrive à l’aise dans la salle d’attente, et ça change tout. Quand Nagui m’interpelle, j’arrive plus ou moins à entrer dans son jeu et ses vannes, même s’il faut encore que je m’astreigne à ne pas repartir après un blanc, car Nagui est déjà reparti, et on parle en même temps, c’est nul.

Étonnamment, je ne me vautre pas en bas de l’escalier, les traditions se perdent.

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Je n’ai pas de choix à faire cette fois encore, mais je commence à me méfier de Catherine et de Tristan.
En toute logique, je me méfie des « ainés » (les gens de mon âge et plus) car je n’ai pas d’avantage sur eux a priori, ils ont connu la même époque que moi, et plus encore. Mais Tristan, avec ses ambitions journalistiques et sa confiance en lui, m’a impressionné malgré sa jeunesse. J’ai connu quelques étudiants en journalisme, c’étaient tous des grosses têtes, toi mon gars je t’ai en ligne de mire.

La Compét’ démarre, sur le thème « Qui a dit quoi« . Encore un thème à mon avis compliqué à réviser, à part se taper des anthologies de citations je ne vois pas.

Mais, moi, je m’en suis tapé, des anthologies, j’adore les citations, je devrais pas mal m’en sortir.

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Le livre qu’on trouve dans mes toilettes

Tout le monde répond juste aux deux premières questions, mais à la troisième mon arbitrage de Champion est demandé. Ça tombe bien, je connais la réponse, et je n’hésite pas… mais Nagui me demande la bonne réponse ??? Je joue le jeu et change de réponse, mais je suis très surpris… Et effectivement, Nagui s’est trompé ! Il me semblait bien, hein ? Du coup, il embraye sur un petit sketch, le public est content, et moi aussi.

Je commence à vraiment prendre du plaisir dans le fauteuil. Je prends conscience de mon environnement, de tous ces gens qui me regardent, de tous ces gens qui guettent mes réponses. Je sens le contentement quand elles sont justes, comme si j’étais un artiste qui a fait le boulot. Je sens la déception quand je me trompe, comme un sportif qui rate une barre. C’est une nouvelle forme de pression, mais je l’adore.

Je suis quelqu’un de TRÈS cultivé, et j’ai appris très tôt, sinon à cacher ma culture, du moins à ne pas l’étaler à tous vents. C’est une frustration de tous les jours de savoir et de taire pour ne pas agacer. Et ici, non seulement je peux montrer mon cerveau à tous les voisins, mais en plus on m’applaudit ! Cent personnes qui vous applaudissent, même avec l’aide d’un chauffeur de salle, c’est assez kiffant. C’est une drogue dure.

La question sur Omar et Fred permet encore un moment rigolo.

On me l'a déjà dit, mais je ne pensais pas que la télé était au courant...
On me l’a déjà dit, mais je ne pensais pas que la télé était au courant…

Et sur la question portant sur « 100 000 dollars au soleil » je n’ai aucune hésitation, c’est un de mes films préférés, je connais pratiquement les dialogues par cœur, comme pour beaucoup de films dialogués par Audiard. Je savonne au final sur Guitry, mais dans l’ensemble je suis content, j’avais toutes les réponses sauf celle sur la chienlit. J’ai fait bonne figure.

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Je savais bien qu’il fallait se méfier d’eux…

La première question nominative est pour Stéphane. Je suis Lorrain, il est Lorrain, il y a une question portant sur la Croix de Lorraine, elle est forcément pour lui. En plus, elle n’est pas très compliquée, il devrait s’en sortir. Et, de fait :

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« LE 5-4 en force ! »

C’est sur, si j’arrive à torpiller Catherine et Tristan, ce sera mon challenger. Sébastien répond juste mais (il ne le sait pas encore) ça n’a pas d’importance. Catherine chute sur les Ch’tis, et Tristan se tire une magnifique balle dans le pied :

"HITLER !"
« HITLER ! »

Moment de flottement sur le plateau, Tristan doit encore s’en vouloir, c’était à sa portée. Tant pis pour lui…

Nagui a bien compris où va ma préférence, et effectivement je choisis Stéphane, au moins quoi qu’il arrive le trône restera en Lorraine. Je ne regarde pas Sébastien, je n’en ai pas le courage…

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Bon, les thèmes. Les maladroits, c’est trop vaste, les femmes flics, j’aurai vite fait de confondre Machine avec Unetelle, l’Islande c’est un bon thème de challenger, je prendrai donc les essences de bois, c’est un thème un peu technique, j’ai surement lu quelque chose là-dessus…

A la fin du parcours de Stéphane j’annonce 17-18 points, mais je penche plutôt pour 8 ou 11. Je sais qu’il s’est trompé sur « Pêcheur d’Islande », et « Takk » sonne suspicieusement comme « Danke » ou « Thank », je suis à peu près sûr qu’il a eu tort de dire « Oui » (ou plutôt « Ui », en bon Lorrain 🙂 ).

Je déroule mon questionnaire tranquillement. La Reine de France en 1783, c’est Marie-Antoinette, et je me rappelle que les terrasses de la BnF avaient été l’objet d’un scandale car extrêmement glissantes et dangereuses (bien qu’hors de prix) en cas de pluie.

Le meilleur moment, c’est la quatrième question ! Je sors un « Cash » sans trembler, j’ai lu plusieurs fois le livre de Thor Heyerdahl dans ma jeunesse, je me régale des exclamations d’étonnement du public.

"C'est qui le Boss ?"
« C’est qui le Boss ? »

Un carré sur la baguette de sureau pour atteindre 23 points, et ça fait 500 € de plus dans la musette…

Bon, on y retourne ?

4 à la suite

Retour en loge, bonne nouvelle : entre les 3ème et 4ème enregistrements, 10 mn de pause. Autant dire, des vacances ! J’en profite pour récupérer mon téléphone, et enfin contacter ma Doudou par le SMS qu’elle espère depuis 3 heures : « Je suis dans le fauteuil ». Pourvu qu’elle ne soit pas au volant…

Edna m’a trouvé une magnifique veste grise à revers noirs, avec la chemise en satin rose je ressemble à un Forban !

Le dernier Forban, celui qui a mangé les autres :/
Le dernier Forban, celui qui a mangé les autres :/

Nagui me reparle de mes activités artistiques. J’essaie d’en faire une description aussi exacte que possible, mais sans images ça ne veut pas dire grand chose. Pourvu que j’arrive à montrer à la caméra la petite pièce que je lui destine, pour l’instant l’occasion ne s’est pas présentée.

Mais pour toi, ami lecteur, il suffit de cliquer ici pour découvrir mes œuvres et mes techniques, mon site est avant tout destiné à les présenter. Voici cependant une de mes pièces favorites…

60 x 60 cm - Acrylique et encre de Chine sur toile
60 x 60 cm – Acrylique et encre de Chine sur toile

Mais revenons à nos moutons. J’ai pu passer aux toilettes, une équipe de travaux publics s’est attachée à refaire mon maquillage, j’ai grignoté quelques morceaux de sucre. Je suis prêt à entrer de nouveau en scène, pour un thème qui me plaît bien : Eddy Mitchell. Les finalistes se sont désignés d’eux même, toujours pas besoin pour moi d’user de mon pouvoir de trancher.

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Le questionnaire sur Eddy Mitchell est un vrai plaisir, je m’en donne à cœur-joie, chantant chaque morceau. Normal, avec mon costume de chanteur de baloche.
Je ne suis pas certain que Bob, mon sonoriste, a beaucoup appréciè…

Je prends même l’initiative de chanter une réponse… et je le regrette aussitôt !

Assurancetourix, sors de corps !
Assurancetourix, sors de ce corps !

Ma décision est prise : plus jamais ça ! Je me contenterai de taper dans mes mains et de faire le play-back sur les chansons, ça vaudra mieux pour tout le monde.

J’avais toutes les réponses sauf « M’man », je tiens mon rang. Arrivent les questions du Champion. Désolé, Penny, mais avec votre sans faute vous venez de vous métamorphoser en cible…

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La question sur Eddie Cochran était vraiment vache, mais c’est le jeu, ma pauvre Lucette… Ce sera donc Julien mon prochain adversaire.

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La SVT, c’est pour moi, les poissons comestibles c’est trop susceptible d’être facile. Deauville ou Léa Seydoux, ce sera Léa Seydoux, c’est le sujet où j’en connais le moins. Julien va bien faire 10 points, non ?

Ben non...
Ben non…

Heureusement qu’il avait la deuxième réponse, il aurait été Fanny.

Les quatre premières questions de mon thème sont très faciles, je sais que c’est dans la poche, je vais tenter le 30 points, j’aimerais beaucoup y arriver une fois. De toute façon, un « Carré » ne m’aurait pas été très utile :

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Bon c’est raté, de toute façon je n’avais pas la dernière réponse, et mes 20 points sont plus que suffisants. C’était un épisode sans histoire, somme toute.

Le prochain tournage sera le dernier de la journée, j’avoue que je commence à fatiguer, c’est pas le moment de faire une connerie…

Fin de journée…

Retour en loge, déshabillage-rhabillage, maquillage, je suis dans le rythme, et mes quatre anges gardiens sont contents de moi : apparemment, je suis bien les consignes, et on rigole bien en coulisses quand les circonstances le permettent.
Stuart surtout est content : un champion stable, c’est l’assurance de ne pas avoir à répéter chaque instruction à chaque enregistrement. Quand c’est la « valse des Champions », Stuart entre dans ce qu’il appelle sa « phase perroquet ». L’image est parlante.

Regarde la caméra ! Mets-toi là ! Souris ! Avance !
Regarde la caméra ! Mets-toi là ! Souris ! Avance ! Regarde la caméra…

On va attaquer le cinquième enregistrement de la journée. J’adore être là, mais j’avoue que la fatigue commence à se faire sentir. C’est pas tant la réflexion qui m’épuise, mon cerveau est depuis toujours mon outil de travail et a l’habitude d’être sollicité. Non, c’est le grand-huit émotionnel sur lequel je voyage depuis quatre heures qui pompe mon énergie.

Nagui m’asticote un peu sur mes choix de questionnaires pour les challengers. Il trouve que je ne gagne pas beaucoup d’argent, il me met la pression.
Le problème est que les questionnaires de duel sont de niveau très variable, et qu’avec un peu de chance un adversaire peut vite grimper dans les points. Pour l’instant je préfère assurer, je n’ai pas encore beaucoup d’argent en cagnotte pour racheter une éventuelle erreur.. Et puis, on est quand même en droit d’espérer 10 points par victoire, non ?

J’espère que la prochaine manche sera fructueuse.

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Ah, ça y est, il va falloir que je tranche. J’élimine Frédérick pour son age, et Emmanuelle pour je ne sais plus quelle raison, sans doute un détail de son curriculum qui ne m’a pas plu. J’annonce ma décision en me concentrant sur le sourire d’Isabelle, je n’ose pas regarder les deux éliminés. Faire tout ce parcours pour se faire jeter arbitrairement comme ça, ça doit agacer…

Le thème de la Compét’ : le Nil. Histoire et géographie, pas ma tasse de thé, j’espère que je vais pas être ridicule.
En fait, ça se déroule pas trop mal. Je connais les réponses « Duo » et « Carré », mais les questions « Cash » sont trop dures pour moi, je n’aime pas ça.

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Audrey est en tête avant mes questions, ça me va très bien. Si elle répond à la question simple que je lui destine, ce sera mon adversaire.

Pourquoi elle ? C’est la plus jeune, tout bêtement.

En matière de culture générale, l’âge est LE facteur. J’ai passé les mêmes sélections que mes adversaires, je sais qu’il n’y a pas de « bas de plafond » ici. En l’absence d’un point particulièrement saillant dans les réponses (un sans-faute, n’est-ce pas Tristan) ou le curriculum, j’ai évidemment tendance à « privilégier » la jeunesse pour m’affronter.

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Reste le Duel. Dernière tâche de la journée, il s’agit de ne pas se rater…

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Pour le choix des thèmes, pas d’hésitation. Ma challenger est élégante, elle peut être très forte sur Jean-Paul Gaultier, et pas question de lui donner Dumbo, trop risqué. Ce sera les arbitres pour elle et la Véme pour moi. Petite pique de Nagui au passage.

A la fin de la série d’Audrey, j’estime son score à 10 points, ça va être de la tarte.

Je fais 21 points sans forcer, mais je me rends vite compte que la promenade de santé aurait pu se transformer en retour prématuré au bercail. Deux réponses (l’eagle-eye et le Tour de France) que je croyais avec force fausses se révèlent exactes à ma grande surprise !
Bravo Audrey, un peu plus de chance pour vous et de malchance pour moi et je partais. Revenez vite, le fauteuil est à votre portée.

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Le coup passa si près que le chapeau tomba

Au final, une belle somme en plus dans ma cagnotte, et je vais pouvoir souffler !

C’est pas dommage…

Un épisode sans histoire

La journée est terminée. Je suis rincé, et un peu sonné !

Il y a sept heures, j’étais un candidat parmi six, parmi trente. Ma principale préoccupation était d’éviter la terrible « tête à Toto », et maintenant je suis dans le fauteuil avec cinq victoires et 5800€ au compteur. Mon rêve s’est réalisé ! Et je commence à m’en rendre compte…
Il y aura un avant et un après cette journée, c’est comme un accident heureux, un gros lot espéré sans trop y croire. Et surtout, ce n’est qu’un début…

Retour à mes fringues civiles. Mon estomac retrouve ses aises, l’élégance c’est bien, le confort c’est bien aussi…

Mon programme de ce soir est tout tracé par la prod’ : un taxi m’attend déjà, destination l’hôtel où sont rangés les Champions entre les jours de tournage. Chambre sympa, mais chambre d’hôtel, je sais que ma couette va me manquer. De toute façon, ma nuit sera courte, comment dormir après une journée pareille ?

J’ai plein de coups de fil à passer, je vais marcher en téléphonant histoire de m’ouvrir l’appétit, je sais qu’il faut que je mange mais je n’en ressens pas encore le besoin.
Ma Doudou, ma fille, ma mère, mes frangins, quelques amis, je n’ai jamais passé autant de coups de fil en si peu de temps. La tension commence à diminuer avec chaque appel, et une grande lassitude me tombe d’un coup sur le coin de la figure. Vite, manger et hôtel…
Dommage, je me suis paumé en téléphonant, j’ai un mal de chien à m’orienter sur les quelques plans que je croise, je vais mettre plus d’une heure à retrouver mes pénates…

 

Après une nuit hachée menu, j’ai au moins trois heures de sommeil derrière moi, je sens que l’adrénaline va m’être nécessaire. Petit déjeuner copieux, je me cale le bide au mieux de mes capacités, la journée sera (j’espère) longue…

Le taxi m’attend à 11h30, à midi je suis aux studios. Je passe devant une grappe de candidats, hier c’était moi à cette place… Qu’ils y viennent, je les attends.

Tout le monde me salue en souriant quand j’entre dans les coulisses, c’est super agréable. J’ai distribué hier des marque-pages de ma création à toute la production, et je reçois quelques compliments qui me vont droit au cœur. La montée d’adrénaline commence, et malgré mon manque de sommeil je sens ma concentration et mon acuité revenir. Je serai prêt.

Mes anges gardiens et moi avons une heure et demie pour me préparer et me restaurer, c’est royal.
Seul problème : je déteste être mal rasé, et j’ai oublié mon rasoir à la maison… On me propose un kit de secours avec jetable et mousse, mais je ne me suis servi de ce genre de chose qu’une poignée de fois dans ma vie. Avec mon début de tremblote, je vais vite ressembler à Edward aux Mains d’Argent, sans le charme de Johnny Depp.

Qu’à cela ne tienne : un nouveau Minion est invoqué, et on l’envoie m’acheter un rasoir électrique ! C’est cool la vie de vedette, je pourrais m’y faire rapidement, je pense…

Repas au catering (c’est la cantine, mais le nom est plus cool), super : que des plats en sauce, des spaghettis, des tas de machins qui n’attendent qu’une seconde d’inattention pour se jeter sur mes beaux habits et ruiner les efforts d’Edna… De toute façon je n’ai pas envie de ressentir le coup de pompe de la digestion sur le fauteuil, je me contenterai de crudités sans sauce pour les fibres et de morceaux de sucre pour l’énergie, avec mon copieux petit déj’ ça devrait le faire.

 

Je biche comme un pou (v’là l’expression d’homme des cavernes !) à la descente de l’escalier : le producteur m’a donné le feu vert pour apporter à Nagui la petite œuvre que je lui destine. Mon NautileusN va être vu par 1,7 millions de téléspectateurs !!!

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Vu à la télé !

Quel pied ! Tiens, une autre image, je suis trop fier !

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Si, si, j’vous jure !

A part ce moment, je ne garde pas un souvenir très marquant de cet épisode. Pas besoin d’éliminer :

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Un thème moisi : déménager, qui ne me mettra pas en valeur, une challenger qui mérite sa place sans mon aide :

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Sa joie fait plaisir à voir !

Et un duel tout pourri, avec des thèmes qui ne me plaisent pas plus que ça :

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Certainement pas les fillettes, ni Ibiza, je balance Danton dans les pattes de Najma et je me garde les olives, sans conviction…

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13 points, mon plus mauvais score, j’aurais fait 25 avec Danton ! Mais ça fait toujours 1000€ de plus dans la cagnotte, on va dire que c’était un échauffement pour le marathon qui m’attend… ou pas.

Déja une semaine

Pas énormément de choses à raconter aujourd’hui, pas énormément de temps non plus, ce sera un court billet.

L’émission d’aujourd’hui a été enregistrée il y a près de trois semaines, c’est pas très long. Cependant, moi qui me vante d’une excellente mémoire, je m’aperçois que sur les derniers épisodes, je redécouvre en même temps que vous mes Challengers… Tout se mélange, seules quelques images et anecdotes surnagent dans le tourbillon des souvenirs.

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Je me souviens bien de Jérôme, cependant. Incapable de tenir sa langue, il souffle une bonne réponse à sa voisine Brigitte, et se fait éliminer… Et Alain, deuxième participation, deuxième « tête à Toto », peut-être devrait-il choisir un autre jeu…

Thème du jour : tout sur le sel. Mouais, ça me va bien, un thème assez technique, avec encore des liens avec ma chère Lorraine, grand terre de sel : la dernière mine de sel de France encore en activité est à 20 km de chez moi, c’est sans doute d’elle que provient ce cristal qui déneige vos routes.

Avant les questions nominatives, les choses se présentent bien pour moi : comme d’habitude, la jeunesse d’Izia en fait une concurrente de choix, et j’ai en main de quoi dézinguer Philippe, qui me fait peur et que je n’ai aucune envie d’affronter. Mon plan machiavélique se déroule sans accroc, une fois de plus je vais affronter une charmante jeune femme…

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Julie Depardieu et les festivals de musique, pour peu que je sois tombé sur une fan amatrice de concerts, je peux très bien le sentir passer. Izia aura donc droit à la boule puante « écrivains journalistes », et je vais prendre les Polonais célèbres. Forcément.

Je n’ai aucune ascendance polonaise connue, mon prénom a été inspiré par le bon roi Stanislas, duc de Lorraine et de Bar, beau-père de Louis XV et bienfaiteur de la Lorraine. Pour preuve, mes deux frères portent eux aussi des prénoms inspirés de l’histoire de ma région. Et j’habite Nancy. Ce serait marrant qu’il y ait une question sur mon illustre homonyme.

CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=181856
On est potes de double-menton…

Et bingo : le hasard fait bien les choses !

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J’en reste baba…

Ça me fait vraiment plaisir, c’est comme un petit hommage à mes racines…

Fun fact : je suis né jour pour jour deux cents ans après l’accident qui coûtera la vie à Stanislas, et à 500 m environ de sa sépulture…

Je fais mon intéressant avec Zamenhof et l’espéranto, et un quatrième « Cash » sur Zulawski pour un 20 points de bon aloi. Izia arrive à 8 points avec un questionnaire super-difficile à mon goût, chapeau à elle !

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A demain, si vous le voulez bien !

La moyenne baisse…

J’aime bien scotcher Nagui.

Par exemple comme aujourd’hui, quand au détour du petit dialogue de début je lui apprends que mon appartement est à l’étage -5 (moins cinq) de l’immeuble… Il ne s’y attendait pas, ça ne fait pas partie des infos que j’ai données à la prod’.
C’est vrai que c’est surprenant au début de monter les poubelles et de descendre les courses, c’est moins marrant sur les formulaires en ligne qui gobent rarement cette particularité. Foutus informaticiens…

Home sweet home
Home sweet home

En regardant les épisodes près d’un mois après leur enregistrement, je constate avec effarement que j’en garde à chaque tour de moins en moins de souvenirs… Seuls les moments les plus saillants restent vaguement, je suis bien content d’avoir écrit ce journal quotidien avant d’avoir tout oublié.

Mon enregistrement ayant raté, je n’ai pas d’image des Qualifs, mais j’ai sauvé Sauveur (rires !), je ne suis pas sur d’avoir fait une bonne affaire sur ce coup-là.

Au Moyen-Age : c’est vrai que c’est vaste, comme sujet, mais quand même…

Z'avez bien fait de réviser :)
Z’avez bien fait de réviser 🙂

Je ne brille pas particulièrement, mais je fais 14 points, à l’arrache. Avec en prime un petit triomphe sur Louis XI, l’Universelle Aragne,  où je marque seul contre tous. Moment d’auto-satisfaction bien agréable, je m’en souvenais.

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Merci à vous pour les images

Sauveur se qualifie avec un petit coup de pouce, mais devenir Challenger avec 2 points, bof, au moins lui a eu plusieurs bonnes réponses. Eh, les autres, z’êtes sérieux, là ?

J'aurais dit "chevalierisation", moi.
J’aurais dit « chevalierisation », moi.

Alors, c’est vrai que j’ai tendance à assurer mes duels en balançant des pétards à mes adversaires au détriment de ma cagnotte, Nagui me le fait souvent remarquer.

D’abord, je suis TRÈS bien sur le fauteuil rouge, et je suis quelqu’un de prudent, les risques c’est pas à moi de les prendre.
Ensuite, je sais ce que je sais, je sais ce que je ne sais pas, mais je ne sais pas ce qu’un autre sait. Ou ne sait pas.
Enfin, il faut quand même le dire, on pourrait attendre d’un challenger qu’il atteigne au moins dix points avec un peu de chance sur n’importe quel sujet, par exemple sur Jacques Demy.

Mais dès la première question, un carré !

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C’est ç’làààà, oui…

Et sur la deuxième :

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Mais bien sûr…

Je finis sans gloire à 19 points avec les têtes à chapeaux, mais j’en ai vendangé 9 faciles avec un minimum de réflexion.

C'est toujours ça de pris !
C’est toujours ça de pris !

Encore 2 tournages, et retour à la maison ! Heureusement c’est la pause…

Rien de neuf

À mesure que je visionne les émissions et que je me remémore mes dialogues avec Nagui, je constate qu’il a vraiment du mal avec la fait que je ne sois pas amateur de voyages… C’est déjà la troisième ou quatrième fois qu’il m’interpelle sur le sujet, et ce n’est pas fini.

Je ne vois pas ce qu’il y a de fantastique à ça. Peu fréquent d’accord, étonnant à la rigueur, mais pas de quoi se relever la nuit. Y’a bien des gens qui n’aiment pas le chocolat.
Je suis un peu agoraphobe, fanatiquement amoureux de mes chats, et dans le dictionnaire à la définition de casanier, on trouve ma photo.

Je sais que je vais faire hurler, mais je serai le premier client des futurs dispositifs de tourisme virtuel qui, sans l’ombre d’un doute pour moi, vont arriver dans les 10 ans et révolutionneront l’accès au monde. L’immersion dans des environnements virtuels permettra de se « promener » sur les 6 continents tout en passant chaque nuit dans son lit : un rêve pour moi ! Évidemment, l’expérience ne couvrira qu’une petite fraction d’un vrai voyage, mais l’immense majorité des humains pourra ainsi se « rendre » à des endroits qui leur seraient autrement totalement inaccessibles.
Et je ne parle pas de science-fiction ici : entre Google Earth avec Street View et les dispositifs de casque de réalité virtuelle, tout existe, c’est juste une question de données, pas de matériel.

Pour paraphraser Proust (eh oui, il m’arrive de paraphraser Proust, même si j’essaie de ne pas en abuser) : laissons les beaux voyages aux hommes sans imagination

 

Mauvais moment aujourd’hui : deux personnes à éliminer des Qualifs, c’est toujours aussi désagréable.

Bye bye les ainés !
Bye bye les ainés !

Ah, le thème du jour me va bien : John Lennon. J’ai découvert les Beatles vers l’âge de 12 ans chez un lointain cousin, et j’en suis tombé aussitôt raide dingue, ça devrait bien se passer.

J’aime les thèmes musicaux, et avec Eddy Mitchell et John Lennon je suis servi, je connais bien les chansons, je me fais un karaoké. Reste à savoir si je suis télégénique quand je chante…

Réponse : non.
Réponse : non.

Je connais bien mes Beatles, mais je connais aussi mes Stones, je scotche un peu Nagui sur ce coup-là !

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Eh ouais…

Bref, un sans-faute pour ma pomme, je suis content. Confronté à un nouveau choix, je tranche en faveur d’Ophélie, une fois de plus la jeunesse a mes faveurs, désolé Candy

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Ah ! Le choix du thème du Défi…

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Quand on connait l’épilogue d’aujourd’hui, le choix d’Eddy Merckx pour ma concurrente est plus qu’assuré. Mais les alternatives sont dangereuses, et si je connais bien les 2 premiers Mad Max, je n’ai pas vu Fury Road, c’est un coup à se vautrer sévère.

Lors du changement de place pour le duel, Ophélie demande à Nagui : « C’est qui, Eddy Merckx ? »  Mais elle marquera quand même 7 points, big up à elle, c’était pas de la tarte…

J’ai alors mon premier gros regret sur TLMVPSP : je rate le 30 points !
Le questionnaire se passe comme un rêve, omettant toute référence à Fury Road, je suis sur mon terrain. J’adore le 1er film, je l’ai vu une demi-douzaine de fois, et du coup :

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T’attendais pas, hein ?

La dernière question… Je réponds Titanic en sachant que c’est faux, et quand Nagui explique la question (j’aurais dû l’interroger avant), je sais que c’est le Projet Blair Witch, mais c’est trop tard ! Zut, flûte et crotte, les 30 points s’échappent. Aurai-je une meilleure occasion ?

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Love, exciting and new…

… come aboard, we’re expecting youuuuuuuuu !

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Bon, à ma grande surprise, me voila récipiendaire d’une croisière en Méditerranée. Florence, Rome, Palma, Barcelone, je vais me faire violence… C’est surtout Barcelone et Gaudi qui nous inspirent, ma femme et moi, mais les autres escales promettent de beaux moments. La cabine promise n’est pas à fond de cale, et tout est compris sauf l’alcool, ça tombe bien, je vais fêter dans quelques jours mes 10 ans d’abstinence, une de mes grandes fiertés !

 

La partie se déroule tranquillement.

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Thème du jour : les monstres au cinéma, je devrais faire bonne figure.
Effectivement, j’aurais fait 21 points, avec un petit faux-pas sur Godzilla, évitable avec un peu de réflexion, mais bon…

Fidèle à mes habitudes, c’est Lorène que je choisis d’affronter en finale, mais elle se rate sur une question que je pensais facile, tant pis pour elle.

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Il reste la boule puante pour Alexis, c’est donc Gérard qui sera mon Challenger… Si j’ai bien tout entendu, il est né Vosg’Patt’, c’est toujours ça.

C’est la fin de deux jours particulièrement intenses et fatigants, ce serait trop con d’arrêter là. Je vais donc assurer en refilant IAM à Gérard, je me garde les cathédrales, ça devrait bien se passer.

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Comme pratiquement à chaque Défi, mon challenger vendange 5 points faciles. Grr.

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Je me fais plaisir avec un Cash purement raisonné, à défaut d’être su : qu’est-ce qui peut bien couler des gargouilles lors d’un incendie ? Quel métal trouve-t-on sur un toit issu du Moyen-Age ?

Concentration...
Concentration…

J’élimine le bronze des cloches ou le cuivre de couverture, leur point de fusion est trop haut, l’or ou l’argent sont exclus, l’étain n’est pas utilisé sur les toits, et le zinc est trop « récent ». Il ne reste qu’une possibilité :

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Bingo !

Dixième victoire, sans trembler. Croisière magique en poche, cool !
Mais surtout, c’est la quille ! La session d’enregistrement est terminée, ce soir je dormirai près de ma Doudou, c’est une perspective fort agréable. Prochaine session dans 12 jours, retour en Lorraine.

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Home, sweet home…

La gloriole

Fin de la session d’enregistrement, les studios se vident à une vitesse impressionnante. En cinq minutes, l’envolée de moineaux me laisse quasiment seul dans les locaux, il ne reste que les agents de sécurité. Comme je fais déjà partie du décor je pourrais aisément cambrioler la réserve de produits fins qui sert à Edna à me préparer de magnifiques collations (auxquelles je ne touche pas) en salle d’attente.

Dans le hall d’entrée, je tombe sur quatre personnes qui m’attendent pour faire des selfies avec moi !

!!!

Y’a des gens qui ont patienté un quart d’heure dans un hall désert pour prendre ma tronche en photo à côté de la leur. Qui vont montrer le selfie à leur entourage. Qui m’ont pisté et attendu, comme dans Pokémon Go.

Je suis devenu un Pokémon à lunettes.

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Gotta catch’em all !

Un taxi m’attend pour la Gare de l’Est, je lui largue 10€ de pourboire, je dépense sans compter, un vrai nouveau riche !

Je n’ai pas grand souvenir des 10 jours de perm’  qui s’ensuivent. Je me rappelle surtout que ma femme et moi avons très mal dormi pendant cette période de complète incertitude. Notre vie vient de prendre une tournure inattendue, et nous n’avons aucune idée de ce qui nous attend encore.

En attendant la rentrée des Cash (mouais…) je travaille mes compétences de narrateur, j’ai des tas de choses à raconter à des tas de gens. J’essaie d’y prendre plaisir, et d’en donner, mon auditoire semble conquis. Encore des moments bien agréables pour mon côté narcissique…

J’ai des devoirs à faire : je dois trouver au moins une quinzaine d’anecdotes nouvelles, même si Nagui et son obsession des voyages que je n’ai pas faits n’en consomme guère. Je passe ma vie au crible pour en extraire les pépites, nous verrons si elles brilleront assez.

 

Conformément aux consignes de Stuart, j’arrive à Paris la veille de l’enregistrement, avec consigne de pointer téléphoniquement de ma chambre d’hôtel. Je dois avoir fait impression à mon précédent passage, car le concierge me surclasse avec une grande chambre avec vue sur le Sacré-Coeur. Cool…

C'est plus beau en vrai...
C’est plus beau en vrai…

Encore une nuit compliquée. Malgré ma fatigue, l’excitation du lendemain est trop forte, je me tourne et retourne des heures durant… Je vais être frais, moi.

11h30, mon taxi m’attend, direction la Plaine-St-Denis, j’ai un peu l’impression d’aller au bureau. D’ailleurs, l’agent de sécurité à l’entrée me salue d’un « Bonjour Champion ! Allez-y, vous connaissez le chemin… », je fais déjà partie des meubles. Dans le groupe des spectateurs « locaux », j’entends qu’on murmure à mon approche, on m’aura reconnu.

Retrouvailles avec mon quatuor favori, tout le monde a la pêche, on repart pour X tours. Je me suis acheté une ceinture à ma taille, ça va bien nous simplifier la vie à Edna et moi.
Eh oui, je suis un homme à lunettes ET bretelles, spécimen rare et un peu daté, je n’avais pas de ceinture…

 

Qualifications : tiens, une tête connue ! J’ai croisé Julien lors des sélections à Thionville, nous avions discuté 2 minutes, bien sympa. Je me rappelle qu’il m’avait dit avoir participé à « N’oubliez pas les paroles ». Si je peux lui donner un coup de main, pourquoi pas ?

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Encore un thème compliqué : les passions insolites… Ils ont dû s’amuser à réviser un truc pareil.

Petite blagounette sur Michel Drucker qui fait marrer Nagui, je suis à mon aise.

Julien se débrouille très bien sans moi.

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J’espère que je ne fais pas une connerie en lui ouvrant les portes de la finale, il a l’œil du Tigre, il la veut, ma place !

White vs. Black
White vs. Black

Mais quand je vois les 4 thèmes proposés, les doutes disparaissent : avec le sujet sur les sciences du soleil je suis peinard, c’est en plein dans mon gros point fort…
J’ai appris à lire dans les ouvrages de vulgarisation scientifique qu’on trouvait à la maison, des chouettes bouquins plein de fascinantes illustrations qui m’attiraient infiniment plus que les livres « de mon âge ». Mon amour des mathématiques et de la physique, et plus tard ma passion pour l’informatique, datent de ces heures précoces à contempler entrailles de fusées et molécules d’hydrocarbures.

Mes premiers livres de chevet
Mes premiers livres de chevet

Je choisis « Se casser la figure » pour Julien, il a gagné une semaine au ski, il ne sera pas venu pour rien.

Il fait le job, et même s’il vendange 2 points sur la 1ère question, il se rattrape avec Shym, ça me va.

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Comme prévu, mon questionnaire se passe très bien, même si je prends un Carré inutile sur la photosphère, j’avais un petit doute. Petit moment « Wow ! » avec la distance Terre-Soleil :

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Avec un peu de chance sur le Carré final, je termine sur un 26 points de bon aloi pour une reprise.

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J »aime bien cette photo, j’ai une bonne tête

Pour un lundi, en quelque sorte.

A vaincre sans péril…

Depuis le début des diffusions, je surveille de près Facebook et Twitter, butinant les commentaires pour en faire le miel de mon narcissisme.
Je me suis découvert un véritable fan-club, c’est assez déroutant. Mais c’est un exercice satisfaisant, qui m’apprend qu’en majorité je suis cultivé, sympathique et rigolo. Il me semblait bien…

Humble revient plusieurs fois. C’est plus étonnant. C’est une qualité que je n’ai pas, que je ne revendique pas. Si j’étais humble, vous ne liriez pas ce texte.

 

On remet ça.

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Je sauve Sylvie, sa joie fait plaisir à voir.

Thème enfantin aujourd’hui : Mickey et ses amis. J’espère que je n’aurai pas trop à trancher, c’est pas vraiment ma came. Heureusement, avec un peu chance je limite les dégâts, les concurrents sont performants, avec des scores mirobolants.

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C’est pas les mêmes scores que sur le Moyen-Age

Je repêche de nouveau Sylvie, elle est très exubérante et démonstrative, c’est facile de se concentrer sur sa joie et ainsi d’ignorer Dominique…

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Une fois de plus, une charmante jeune femme va m’affronter en finale. Voyons les thèmes.

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Comme d’hab’, j’assure. A posteriori, je me demande pourquoi je n’ai pas choisi les statues célèbres pour moi, j’aime regarder le sport à la télé mais bon. Pas question de prendre Jules César, même si j’aurais fait 23 points, entièrement imputables à ma connaissance encyclopédique des aventures d’Astérix, merci MM. Goscinny et Uderzo.

Je me souviens vaguement m’être dit qu’avec Jules César, ma concurrente allait bien marquer 10 points, non ?

Première question, premier Carré, première gamelle, mes illusions s’envolent.

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(sad trombone)

C’est la limite de la méthode : je reste dans le fauteuil, mais je ne gagne pas beaucoup d’argent.

C’est vrai, et alors ?

Quoi qu’il arrive, la somme que j’ai gagnée est magnifique, j’ai de quoi racheter ma place, je ne joue plus vraiment pour l’argent. Le plus important, le plus gratifiant, c’est ma présence en majesté sur le plateau, distribuant des parcelles de savoir au public ébaubi. Dans un fauteuil digne d’Ernst-Stavro Blöfeld, caressant mentalement le chat angora de mon ego… Humble, moi ?

Alors, toute victoire est belle.

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Veni, Vidi, Vici

A vaincre sans péril, on gagne.

13ème épisode

Pas beaucoup de temps, aujourd’hui, c’est grand ménage en prévision du réveillon. J’ai bien essayé de plaider qu’une vedette de la télé comme moi est bien au dessus du lessivage des sols, que je me dois à mes fans, ma Doudou est restée curieusement inflexible… Je suis un grand incompris.

 

Une partie peu remarquable aujourd’hui. La routine.
J’ai longtemps révé de la place que j’occupe, et après seulement une douzaine d’émissions j’ai l’impression que tout est normal. L’adrénaline des débuts s’est estompée, j’ai de moins en moins conscience du privilège d’être ici. On s’habitue vite aux bonnes choses.

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Ah, un thème de Noël : la neige en chansons, on va nager en pleine cuculterie, je suis content de ne pas avoir eu ça comme sujet de révision.

Je ne suis pas très performant sur mes départages, je suis même content de ne pas connaître certaines réponses :

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C’est une licence poétique

On ne change pas une tactique qui gagne, je fais un cadeau à Mégane, cependant que Violette chute sur une question largement à sa portée.image3Désolé Geoffrey, ça va pas être possible…

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Une fois de plus, je refuse un sujet « artistique », mais Cézanne ne m’inspire pas du tout, il ne fait pas partie de mon Panthéon. Les dessins animés japonais vont bien me rapporter une vingtaine de points, et les 3 autres sujets sont des boules puantes pour ma Challenger.

Ca risque de ne pas faire lourd dans ma cagnotte, mais tant qu’elle grimpe… Mine de rien, à raison de 5 enregistrements par jour de tournage, j’arrive grosso modo à des journées de « travail » à près de 5000€ nets d’impôt, je trouve que c’est déjà pas mal.

Je rate mon moment Wow ! sur Miyazaki. J’hésitais entre Princesse Mononoké et le Voyage de Chihiro, un carré ne m’aurait rien apporté, c’était une chance sur deux.

De toute façon, je préfère Porco Rosso...
De toute façon, je préfère Porco Rosso

Au final, et avec un peu de chance, j’atteins un 19 bien suffisant pour les 6 points de Mégane, chi va piano va sano.

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J’espère que la prochaine émission sera plus palpitante, j’ai déjà besoin de doses plus fortes…

Petit Papa Noël, toi qu’es descendu du ciel

… retournes-y vite fait bien fait avant que j’te colle une droite
Avant que j’t’allonge une patate, que j’te fasse une tête au carré

Eh, Santa Claus, t’as pas du boulot aujourd’hui ? Je l’aperçois dans le moniteur de la salle d’attente, tout de suite une idée me vient : je ne veux pas être celui qui a battu le Père Noël ! D’un point de vue public relations, c’est désastreux…

Peut-être pas à ce point là, quand même
Burn !

(Pour les curieux intrigués par l’anecdote du jour sur le collège au nom de mon grand-père, elle est parfaitement vraie. Il s’agit du collège Robert Géant, à Vézelise, l’ancien fief de ma famille où j’ai vécu mes 15 premières années. Pas mal de mes lecteurs le connaissent bien…

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Ça fait rêver, hein ?)

En plus, il touche sa bille en première manche, c’est pas ici que je vais m’en débarrasser.

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Les scores sont de haute volée, tant pis pour Fanny qui, curieusement, ne marque pas 0 point…

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Fêter Noël : pfff… Encore un thème générique qui va partir dans tous les sens, mes arbitrages sont presque tous au hasard et erronés, vraiment rien de palpitant pour moi. Je suis un champion très quelconque…

Une bonne chose cependant : le Père Noël sombre doucement au fil des questions, je n’aurai aucune part dans son naufrage.

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Hotte-toi de là !

J’assure même ma popularité auprès des enfants avec une question facile qui lui permet de repartir avec les honneurs, et je torpille Pierre. Julie a mérité sa place, à nous deux !

Bye bye Santa, je choisis votre elfe
Bye bye Santa, je choisis votre elfe

Pas d’hésitation sur le choix des thèmes. L’Age de Glace et Kev Adams sont évidemment exclus pour ma challenger, et les lasers sont pour moi.

Raconter ses souvenirs, comme moi en ce moment même...
Raconter ses souvenirs, comme moi en ce moment même…

Avec un peu plus de chance, Julie aurait pu m’accrocher, je m’attendais à un sujet beaucoup plus « technique » avec les lasers, je marque poussivement 16 points, tandis que Julie remonte ma moyenne avec 1100€ dans le nourrain. Merci, souriante personne.

Ka-chink !
Ka-chink !

Encore un tournage et la journée sera terminée, il sera grand temps. Demain ce sera « cool » avec 4 tournages, mais le lendemain, ce sera 6 !
Ça va être chaud !

Game over !

Quand on joue mal, on perd, et à ce jeu, on n’a qu’une vie.

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Bon, ben, c’est fini.

Fatigue, manque de concentration, excès de confiance en moi : j’ai très mal joué, je perds, c’est dans l’ordre des choses. J’ai atteint mes limites.

Mon rêve a pris fin, c’est vraiment trop zinjuste.

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Non mais, ça va pas la tête ?

J’ai vécu une aventure incroyable, renversante. J’ai gagné plein de sous, de chocolats, une magnifique croisière. On m’a applaudi, j’ai épaté des gens, j’en ai fait marrer d’autres, on a vu ma bobine dans toutes les télés, mon ego massif a été câliné comme jamais, et j’ai plein de nouvelles histoires à raconter. Le verre est plein aux neuf dixièmes, je ne vais quand même pas le voir vide…

Je pars avant de lasser, au « sommet » de ma « gloire ». Je suis le James Dean de TLMVPSP.

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La preuve !

La fin fait partie de l’histoire. Quinze émissions, c’est un beau nombre, bien au-delà de ce que j’espérais en arrivant pour la première fois sur le plateau. Évidemment, j’aurais pu faire mieux, j’aurais dû faire mieux. J’aurais dû faire un « duo », pourquoi n’ai-je pas fait un « duo » ?
Avec de la chance j’aurais pu réussir à racheter ma place, 5000€ c’est une somme qui suffit souvent, mais pas de la cas de ma vainqueuse, tant pis. Atteindra-t-elle cette somme ?

Je ne m’assiérai plus jamais dans le fauteuil rouge, je m’en remettrai, il n’était pas très confortable.

Les deux semaines de diffusion ont été un épisode particulièrement saillant de ma vie, une vaguelette de notoriété que je me suis efforcé de surfer au mieux et qui m’a beaucoup amusé. Mais je ne suis pas mécontent que les choses reviennent à la normale. Tous mes projets sont à l’arrêt depuis un mois et demi, et j’ai des tas de projets.
Au supermarché cette semaine j’ai été interpellé une petite dizaine de fois, c’est rigolo, mais je ne sais pas ma réaction si je l’étais 30 ou 50 fois, je suppose que rapidement mes lunettes seraient rangées dans ma poche. Me condamnant ainsi à des emplettes floues et inconfortables. Je suis pas certain que ce jeu-là en vaille la chandelle.

La tenue de mon journal a aussi été une expérience exaltante. Exigeante également, j’en connais des qui vivent de leur plume, mon admiration pour eux s’est grandement accrue. J’ai adoré vous dévoiler un peu de mon expérience, mais je pense avoir fait à peu près le tour, la redite me guette.
Maintenant que je n’ai plus de choses extraordinaires à raconter, il va falloir que je trouve de nouvelles histoires si je veux continuer à écrire…

Merci à vous de m’avoir suivi au cours de ces deux semaines. Je quitte le fauteuil plus tôt que je l’aurais voulu, mais aujourd’hui je n’ai plus de regrets, que des bons souvenirs.

Je vous embrasse chaleureusement, en attendant de vous revoir au plus vite, en « vrai » ou en ligne.

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Maelström

Contrairement à tous mes motifs numériques antérieurs, Maelström n’a pas de précurseur en toile et peinture. Il s’agit d’une variation de la série NGC, des nuages de points organisés par des systèmes complexes.

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Pour des raisons de méthode de travail, le motif ci-dessous n’est pas réalisable en « vrai », en tout cas pas dans des délais raisonnables.

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Maelström – 30×30 cm – tirage sur Dibond
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Maelström – 60×60 cm – tirage sur Dibond
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Maelström – 20×20 cm – tirage sur Dibond

Tous les formats, tous les supports ici.

Dichotomie numérique

Son ancêtre original, Dichotomie II, est de loin la toile qui m’a donné le plus de boulot, ce qui rend inenvisageable que je la refasse.

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Pour le making-of de cette toile, c’est ici

Grâce aux tirages numériques, je peux maintenant proposer ce motif qui a l’air de plaire en plusieurs formats à des tarifs abordables.

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60×60 cm, tirage sur Dibond
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20×20 cm, tirage sur Dibond. Reflet non compris

Nautileus numérique

NautileusN
NautileusN – 60×60 cm – Tirage sur Dibond
La photo ne rend pas justice aux couleurs, reportez-vous aux miniatures ci-dessous pour la vraie palette.

Issu d’une famille de trois frères I, II et III,  réalisés en peinture et encre, le motif « NautileusN » permet jusqu’à 8 orientations, et donne des tirages carrés depuis 20×20 cm jusqu’à 120×120 cm dans différentes qualités.

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Le Nautileus est aussi imprimable sur fond blanc :

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DB1

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DB2

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DB3

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DB4

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GB1

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GB3

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GB4

Pour les tarifs, un tour à la boutique s’impose.

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20×20 cm
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20×20 cm