Tabouret « Spores »

Au bureau, dans l’open-space, nous avons trois tabourets permettant de venir assister un collègue sans avoir à déplacer nos encombrants fauteuils.

Ikea, c’est pratique, mais pas toujours sexy, alors je me suis dit qu’un peu de « Pimp my tabouret » ne ferait pas de mal…


On commence par un vigoureux ponçage, histoire de griffer un peu le vitrificateur ultra-dur. Puis vient la sous-couche blanche qui permettra à l’encre de Chine d’accrocher.

Petite énigme : comment déterminer de façon pratique la position au mm près du centre d’une assise de tabouret ? A l’aide de la géométrie, ma discipline mathématique préférée. Une équerre, une règle, quelques coups de cutter…


… et le centre apparait.

Début du tracé : quelques constantes, puis mes auxiliaires générateurs d’aléatoire entrent en scène.

Le modèle initial de ce motif compte 12 « perles » par couronne. Ici, ce sera une réduction à 6, plus adapté à la taille du tabouret.

Deuxième couronne

Tracé terminé. Place à la barbouille.

Après deux couches, les à-plats sont propres. Place à l’encre qui va tout révéler.

Quelle belle invention que la ligne claire !

Et voilà le travail. Ça le fait.

Un petit rappel sur chaque patte.

Oauis, j’aime beaucoup. Bon, il reste deux autres tabourets, suite au prochain numéro.

Puzzle Maeström

Au début, je pensais que c’était une bonne idée de cadeau de Noël pour ma Doudou : un puzzle de 1500 pièces représentant Maelström, une toile de 1m x 1m. Je n’avais pas prévu la difficulté du machin…

Puzzle Maeström
1500 pièces – 70 x 70cm

On commence par les bords. C’est facile les bords, en général…

Victoire ! En général cette étape prend une heure ou deux. Ici, ç’a été vingt…

Une fois le tour fait, on trie par… couleur ? forme ?

Le sentiment bizarre quand les quatre dernières pièces ne rentrent pas dans les quatre derniers trous…

Back to school again

Retour à Ogéviller pour la seconde partie de mon intervention dans la classe de CE1-CE2.

En février dernier, l’accent avait été mis principalement sur l’usage de la règle graduée, avec comme base de travail mon motif « Miami ». Le résultat avait été à la hauteur de nos espérances :

En ce chaud début de mois de juin, nous avons ferraillé avec un ustensile autrement plus redoutable : le compas, mon outil favori.

Mon précieux !

Cette fois, c’est le motif « Bulles » qui m’a servi d’inspiration pour les exercices portant sur l’usage du compas, la symétrie et la notion de couleurs chaudes et froides.

Au programme : un diptyque sur toile au feutre et à la gouache de 2x24x30 cm, avec la promesse de motifs uniques à chaque enfant générés par des lancers de dés. Ambitieux, mais réalisable. Avec plus ou moins de réussite, mais toujours des pièces uniques.

 

J’ai drôlement bien dormi à l’issue de ces deux jours intenses et passionnants. J’ai adoré cette intervention, qui j’espère en appellera d’autres…

Back to school…

A l’occasion d’une de mes participations à Rosières-aux-Artistes, j’ai rencontré Morgane, professeure des écoles. Elle me demanda si je serais d’accord pour présenter mon travail à ses élèves, dans le cadre d’une animation artistique. “Pourquoi pas ?”, fis-je, toute nouvelle expérience étant a priori enrichissante.

C’est ainsi que les 4 et 5 février 2019, j’ai eu la joie et la grande fierté de faire mon intéressant à l’école primaire d’Ogéviller, commune sise à 10 km à l’est de Lunéville. Dans la classe de CE1-CE2 de Baptiste et Morgane, avec 27 schtroumpfs pleins de vie (et c’est rien de le dire…), j’ai partagé mon univers picto-mathématique et initié à mes techniques de composition.

Le calme avant la tempête

J’ai commencé par faire le show avec mes toiles. en récapitulant ma courte carrière d’artiste amateur.

En général, les enfants apprécient mon travail. Les formes simples, les couleurs vives et l’absence manifeste de tout message me valent souvent des exclamations lors des visites des scolaires aux expos auxquelles je participe ; c’est très agréable à l’ego. Et ce lundi-là, j’ai eu ma dose !

Après ce tour d’horizon, nous avons commencé les travaux pratiques, inspirés d’une de mes premières réalisations :

Un triangle jaune – Acrylique sur bois – 60x30cm – 2007

Dans le cadre de l’apprentissage des outils de traçage, mes apprentis ont eu tout d’abord à construire une grille de 8×10 carrés de 3cm de côté. Une fois cette étape réalisée (avec plus ou moins de bonheur), les dés sont entrés en jeu : pour chaque case, c’est le hasard qui décidait quel triangle tracer et remplir. Les enfants ont eu l’air d’apprécier, un bon présage pour la suite des opérations le lendemain.

Echantillon représentatif

(Petit aparté : vu mon état de fatigue avancée après 6h seulement à 4 adultes face à 27 enfants, je me permettrai dorénavant de faire une remarque ou deux à qui prétendra que les instits sont des fainéants…)

Le lendemain donc, c’est à partir d’un de mes best-sellers que la classe a travaillé :

Diptyque Miami – Acrylique et encre de Chine sur toile – 2x80x20cm – 2017

Cette fois, l’aléatoire a joué sur la géométrie (avec un algorithme pour tracer les segments inégaux à partir d’un découpage régulier)


et sur la couleur de chacune des bandes, à choisir dans un nuancier de trois gris plus le blanc.

Une fois les “cercles” en Canson posés, je trouve le résultat plutôt convaincant.

 

Une bonne journée de travail !

Mine de rien, c’est gratifiant de me trouver cerné de toiles que je ne peux que reconnaître comme un peu à moi. Elles me parlent vraiment, et certaines me donnent des idées sur de nouvelles textures plus « organiques », moins léchées.

A l’issue de ces deux jours, je suis vidé, rincé, mais heureux. J’ai adoré travailler ainsi avec ces enfants pleins de vie et d’enthousiasme, et j’attends avec impatience la deuxième partie du projet, au mois de juin, pour attaquer le travail du compas.

Un grand merci à Baptiste et Morgane, qui ont permis cette belle rencontre. Ils m’ont accueilli chaleureusement et m’ont fait confiance pour ne pas décevoir mes 27 apprentis. Et évidemment merci à Benjamin, Elysa, Emma, Ethan, Félix, Gabin, Jeanne, Justine, Kyllian, Léo, Léopold, Louane, Louna, Margot, Marie, Mathilda, Noé, Oanell, Océane, Paul, Paul, Pauline, Sacha, Stan, Tom, Valentine et Zoan pour leur enthousiasme et leur bienveillance. A bientôt pour la suite.


Addendum : suite à mon passage, j’ai eu droit à un bel article dans l’Est Républicain

Bijoux, cailloux…

Avant d’oser peindre sur toile (et ainsi commencer à me prendre pour un artiste), j’ai fait quelques essais sur un support pas cher : les galets.

J’ai commencé par des gros biscornus…

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… puis des plus petits réguliers.

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J’ai continué à réduire le format, et de fil en aiguille j’en suis arrivé à des pierres assez petites pour être montées en bijoux.

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Bagues, broches et pendentifs – Acrylique sur galets

Evidemment, ça ne va pas forcément chercher très loin, mais j’ai trouvé une bonne partie de mon style dans ces petits cailloux : à-plats sans nuances, formes géométriques simples, aucune prétention figurative. En plus, j’ai appris à manier un pinceau :

Avant - après
Avant – après

Et mine de rien, à ma grande surprise, j’en ai vendu un certain nombre, ce qui m’a permis de m’acheter plein de matos, alors je leur suis très reconnaissant.

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Marque ta page

Mes réalisations sont le fruit d’algorithmes, de modèles de mon cru qui permettent de produire une quasi-infinité d’exemplaires tous différents d’une même œuvre. Il suffit de vérifier ici, ici, ici ou encore qu’avec une même recette je peux peindre des toiles uniques et facilement identifiables.

Malgré le désamour croissant chez mes contemporains pour l’objet « livre », j’ai ainsi réalisé toute une gamme de marque-pages originaux.

Carton fort vernis - 38x190mm
Carton fort vernis – 38 x 190mm

Même si ça ne saute pas aux yeux sur la photo ci-dessus, chaque marque-pages est unique.

Puisque je vous le dis.
Puisque je vous le dis.

Je suis assez fier de mes petits algos, amusez-vous avec eux (cliquez sur les images) :

Tête de l’Art

Le 16 octobre 2013, j’ai eu la grande joie d’être l’invité de Sophie Sap dans son émission « Tête de l’Art » sur Vosges Télévision.

Cette aventure a commencé par un appel à candidature de Sophie Sap sur Facebook, qui désirait tourner une série d’émissions consacrée à des artistes nancéiens à l’occasion des 40 ans des Nancy Jazz Pulsations.

Espace presse des NJP
Plutôt cosy, le lieu de tournage

Après avoir été sélectionné, j’ai eu droit à une première interview téléphonique d’une heure afin de définir le déroulement du tournage. Même au téléphone, c’est intense !

Le tournage a eu lieu à l’espace presse des NJP, où m’attendait une équipe de 7 personnes (!). Rien à voir avec une interview avec une webcam et un kit mains libres…

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Maquillage, briefing, test de lumière et de son, tout ce qu’on peut attendre d’une interview faite par des professionnels.

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Une heure plus tard, tout était dans la boite, direction montage avant diffusion. Et voila le travail, diffusé pour la première fois le 29 octobre 2013 :

Bon, c’est clair que je ne suis pas forcément hyper à l’aise, malgré les efforts de toute la production. Mais ça passe plutôt pas mal pour une première fois, et je ne vous raconte pas comment ma maman était fière ! Un grand merci donc à toute l’équipe de Vosges TV, et à une prochaine fois j’espère !