A vaincre sans péril…

Depuis le début des diffusions, je surveille de près Facebook et Twitter, butinant les commentaires pour en faire le miel de mon narcissisme.
Je me suis découvert un véritable fan-club, c’est assez déroutant. Mais c’est un exercice satisfaisant, qui m’apprend qu’en majorité je suis cultivé, sympathique et rigolo. Il me semblait bien…

Humble revient plusieurs fois. C’est plus étonnant. C’est une qualité que je n’ai pas, que je ne revendique pas. Si j’étais humble, vous ne liriez pas ce texte.

 

On remet ça.

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Je sauve Sylvie, sa joie fait plaisir à voir.

Thème enfantin aujourd’hui : Mickey et ses amis. J’espère que je n’aurai pas trop à trancher, c’est pas vraiment ma came. Heureusement, avec un peu chance je limite les dégâts, les concurrents sont performants, avec des scores mirobolants.

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C’est pas les mêmes scores que sur le Moyen-Age

Je repêche de nouveau Sylvie, elle est très exubérante et démonstrative, c’est facile de se concentrer sur sa joie et ainsi d’ignorer Dominique…

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Une fois de plus, une charmante jeune femme va m’affronter en finale. Voyons les thèmes.

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Comme d’hab’, j’assure. A posteriori, je me demande pourquoi je n’ai pas choisi les statues célèbres pour moi, j’aime regarder le sport à la télé mais bon. Pas question de prendre Jules César, même si j’aurais fait 23 points, entièrement imputables à ma connaissance encyclopédique des aventures d’Astérix, merci MM. Goscinny et Uderzo.

Je me souviens vaguement m’être dit qu’avec Jules César, ma concurrente allait bien marquer 10 points, non ?

Première question, premier Carré, première gamelle, mes illusions s’envolent.

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(sad trombone)

C’est la limite de la méthode : je reste dans le fauteuil, mais je ne gagne pas beaucoup d’argent.

C’est vrai, et alors ?

Quoi qu’il arrive, la somme que j’ai gagnée est magnifique, j’ai de quoi racheter ma place, je ne joue plus vraiment pour l’argent. Le plus important, le plus gratifiant, c’est ma présence en majesté sur le plateau, distribuant des parcelles de savoir au public ébaubi. Dans un fauteuil digne d’Ernst-Stavro Blöfeld, caressant mentalement le chat angora de mon ego… Humble, moi ?

Alors, toute victoire est belle.

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Veni, Vidi, Vici

A vaincre sans péril, on gagne.

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3 commentaires

  1. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire (Le Cid Corneille) mais on dit aussi petit à petit l’oiseau fait son nid… La sagesse paysanne. Je sais ça en jette moins mais l’humilité dans certaines circonstances paye plus que le « matuvuisme » qui concentre sur sa tête des envies de chute, de mort, de haine de ceux qu’il écrase… En même temps la jeune femme du jour n’avait pas été sélectionnée pour son QI… C’est quand même une émission de spectacle… La télé c’est comme la conduite automobile : Quand on sait comment ça marche on conduit plus sûr, plus loin… De toutes façons il faudra bien un jour passer faire le plein, la révision ou pire à la casse… Le plus tard possible bien sûr.

  2. Monsieur NAGUI on dit « oueni ouidi ouiki » et non pas « véni vidi vissi » . Ca c’est Valérie, ma prof de latin de compagne qui trépigne devant l’écran… Pour moi le latin est et restera celui du TOM « ad vitam aeternam…

  3. Si vous ne jouez plus vraiment pour l’argent je peux vous donner mon adresse afin de me rendre les 1800€ que je vous ai apporté. C’est une blague évidemment

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