Nautileus

Ca aurait pu être ma centième toile…

C’est un remake d’une toile que j’ai vendue, mais dont je n’ai malheureusement pas de photo répertoriée. Si l’acheteur pouvait m’en envoyer une, je lui serais très reconnaissant.

11 mai 2013

Après une bonne grosse grasse matinée, et un brin de soleil au réveil, j’ai eu une vraie envie de m’y remettre. Du coup, je vais m’atteler à un projet qui va me prendre au moins deux week-ends.

La toile fait 60×60 cm, et dans l’état actuel de mon matos, je ne pourrai jamais faire cette toile sur un plus grand format : impossible de trouver un compas allant au delà d’un rayon de 300mm…

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Il faut ensuite doubler chaque cercle pour délimiter les bandes de base.

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L’inconvénient des structures régulières, c’est que le moindre défaut saute aux yeux. Du coup, ça prend un temps fou pour cette première partie.

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Première injection d’aléatoire et fin du tracé principal : je détermine les points d’arrêt de chaque bande avec les éventuelles prolongations sur le dernier quart. J’aurai toutes les couleurs, et sans tricher !

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Deux des dix-sept séries de tracés nécessaires à la délimitation des zones de couleurs.

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Ça fait déjà cinq heures que je bosse, et je dois remballer. Mais il ne sera pas dit que je n’aurai pas touché de pinceau aujourd’hui : je prends quelques minutes pour une première couche de la première couleur.

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12 mai 2013

Aujourd’hui, toute petite grasse mat’ : j’attaque dès 10h, et à midi la première couche du premier tiers est passée !

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Deuxième tiers : l’avantage, c’est que l’apparition progressive des bandes noires accélère chaque traçage.

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J’arrive vite aux rouges, même si la progression est ralentie par le nombre de couches nécessaires à des à-plats pas trop tartes.

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Pour gagner du temps sur des tâches répétitives, il est capital d’avoir une bonne méthode. Ci-dessous, détail sur les gabarits de traçage gravés au scalpel dans une tranche noire.

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Première couche achevée : la toile prend forme.

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Argh ! J’espérais pouvoir finir la deuxième couche avant de remballer, mais il manque les deux premiers verts à l’appel.

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Fin du week-end : j’ai bien travaillé, et j’ai vraiment hâte de voir le résultat final.

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Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite et (j’espère) la fin !

18 mai 2013

Après une semaine un peu galère, j’ai vraiment hâte de m’y remettre !

Ça me trottait depuis quelques jours, le dégradé de la fin ne me plait vraiment pas…

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J’ai dû procéder à une manœuvre rare pour moi : j’ai fait deux mélanges. En bougeant trois couleurs, avec cette nouvelle palette, c’est beaucoup mieux.

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Une fois la deuxième couche finalisée, j’attaque la « gravure » à l’encre de Chine en retraçant tous les cercles.

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Détail sur les traits. On commence à voir quelques défauts dans les intervalles…

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J’abandonne le compas pour le pinceau : l’effet final se dessine.

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Je n’échapperai pas à une rectification finale sur certaines bandes un peu épaisses.

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, j’ai un barbecue à préparer.

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J’ai vraiment hâte de finir. Demain, si tout va bien !

19 mai 2013

Dernière ligne droite ? On va bien voir…

Après finalisation des deuxièmes couches, je termine de noircir les trais de séparation : c’est très minutieux, c’est mieux de faire ça en début de journée quand les yeux ne sont pas encore fatigués.

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Sur le fond blanc, ça rend déjà bien…

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Ah ouais ! Il est comme je l’imaginais. Glop glop !

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Et c’est reparti pour un tour de chasse aux petites crottes…

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Ça, c’est ma manche droite qui a frotté. Sortons le scalpel.

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Et voilà le travail !

Le vernis mat permet vraiment d’aplatir les couleurs, et donne l’aspect fini. Dommage que la photo ne soit pas terrible.

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Le dernier point compliqué a été de déterminer l’orientation de la toile. Après mûre réflexion, le jury a tranché : enjoy !

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Acrylique et encre de Chine sur toile – 60 x 60 cm

Une vue en situation, au milieu d’une armada en gris et rouge qui fait encore plus ressortir les couleurs.

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J’en suis vraiment content, c’est une belle toile, bien mieux finie que son brouillon.

Miam !

Miam
2013 – Acrylique et encre de Chine sur toile – 40×20 cm

J’aime beaucoup travailler les dégradés de gris, mais de temps en temps un bon coup de couleurs vives ne fait pas de mal. En 2011, j’avais peint un premier jet que j’aimais bien, mais que je trouvais trop sombre, et que je m’étais promis de recommencer. Alors voilà, mon reboot

Un petit brouillon pour commencer, je débute en typographie.

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Mouais, pas trop mal.

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Ça se voit que j’avais les crocs quand j’ai trouvé le texte ?

Une fois les lettres tracées, on passe aux bandes. Pour gagner en lumière, j’ai décidé d’élargir les bandes de couleur.

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Une fois tout tracé, il suffit de remplir les cases. En plus c’est bonnard, on peut dépasser…

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C’est beau, hein ? Non, c’est pas beau. Pas encore.

Avant de passer à l’encre, on retrace les traits.

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Maintenant, je range le stylo, place au pinceau.

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C’est pas le moment d’éternuer !

Fin de l’encrage : enfin, on commence à voir le résultat final. Restent les finitions.

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La misère avec ces toiles, c’est que je ne sais jamais où signer. Je tente un nouveau truc.

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Voilà, c’est fini. Ça pique un peu les yeux, mais ça m’évoque un gros paquet de bonbons acidulés. C’est pas avec cette toile que je vais rentrer dans l’histoire, mais elle plaît à ma fille, alors…

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Miami Sunset mini

Miami sunset mini
2013 – Acrylique et encre de Chine sur toile – 15×60 cm

Week-end pascal… YOUHOUOUOU !!! 3 jours en tête à tête avec mes pinceaux. Je vais en profiter pour faire quelques remakes de toiles soit vendues, soit à améliorer.

Je commence avec Miami Sunset, qui plaisait beaucoup à ma chère et tendre, et qui présente aussi l’avantage non négligeable d’être rapide à peindre (environ 5h)…

Avant tout, il faut que je refasse mon stock de gris, qui est à un niveau dangereusement bas. J’ai 6 pots de confiture à remplir pour remplacer mes petits récipients d’antan. Pour faire des beaux gris bien gris (et pas vaguement bleuâtres ou marronnasses), rien ne vaut l’encre de Chine mélangée à une acrylique blanche. En plus, ça fait de jolies choses :

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Qui a besoin d’ordinateur pour faire de jolies fractales ?

Une heure de cuisine plus tard, j’ai ce qu’il me faut pour peindre pendant un bon moment.

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Petit flacon deviendra grand…

L’algo pour cette toile est assez simple : seulement une cinquantaine de tirages pour l’esquisse.

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Et le crayonné fut !

J’ai à peine commencé la peinture que mon gros chat, avec l’agilité qui le caractérise, a pris un bain de pattes dans le n°2…

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Splash !

Heureusement que j’ai mon fidèle scalpel (pas pour le chat, pour la toile…) :

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Gratt gratt gratt.

Une fois les dégâts réparés, la première couche est finie rapidement.

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C’est toujours aussi moche, une première couche.

La deuxième couche n’a pas pris trop de temps, grâce notamment à une absence bienvenue de tout félin dans les parages.

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Peinture terminée !

L’étape suivante est la plus intéressante : l’application de l’encre de Chine qui va révéler le motif désiré. On commence par les traits de construction.

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En termes techniques, l’effet tout pourri des traits ci-dessus s’appelle « aliasing »

Il ne reste plus qu’à remplir les cases sans dépasser pour obtenir une toile quasiment finie.

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Bô !

Pour finir, la nécessaire et chiante étape de la chasse aux chiures de mouche.

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Petit exercice de diction : répétez à haute voix la phrase précédente une dizaine de fois…

Une petite signature et deux couches de vernis plus tard, je peux plier les gaules, et foncer sur mon site pour entretenir mon narcissisme.

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Ta-daaa !

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Merci de votre attention, et à la prochaine !

Bien tempéré

Mars est arrivé : après presque trois mois sans peinture consacrés principalement à ce site, il est temps de s’y remettre, avec une toile simple dans l’idée m’est venue pendant le P’tit Baz’Art 2012.

6 mars 2013

Avant toute chose, réunir le matos : règles, calculatrice, dés, etc. Rien que du très classique pour un peintre, non ?

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En bon dessinateur industriel, je commence par les traits de construction.

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Repasser à l’encre sur les traits au crayon permet de gommer vigoureusement, ce qui est primordial quand on utilise des à-plats qui font ressortir le moindre défaut dans la sous-couche.

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Les éléments secondaires sont en place, on va pouvoir passer à la peinture.

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3 des gris sont en place.

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Avec 5 gris, on commence à voir se dégager les dégradés.

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui.
La première couche est terminée,mais ça ne ressemble encore pas à grand chose, surtout sans le fond. Rendez-vous demain pour la suite et (j’espère) la fin de cette toile.

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7 mars 2013

Pour la bande blanche, j’essaye d’utiliser une bombe… Je dois rapidement me rendre à l’évidence : je ne sais pas me servir de la peinture en bombe.
Retour au pinceau, ça au moins je maîtrise.

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Voilà, la deuxième couche est passée. Il est temps de passer à la dernière étape : « sculpter » cette matière brute à l’encre de Chine, pour faire enfin émerger la toile que j’ai en tête.

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Entre le Rotring qui n’écrit pas, le Rotring qui écrit mal et le Rotring qui bave, la phase finale prend plus de temps que prévu.
Ce sera pour demain. Groumf !

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8 mars 2013

Enfin !
Le plus gros est fait, je vais pouvoir passer aux finitions..

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L’inconvénient de travailler avec l’encre de Chine, c’est que les crottes se voient bien.

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Le scalpel, c’est bien pratique pour les taches.

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Comme neuf !

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Argh ! Voilà ce qui arrive quand on veut aller trop vite avec de l’encre presque sèche…

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Grat grat grat…

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Ni vu, ni connu !

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Le meilleur moment : la signature. Elle signifie que le tableau est terminé et que (sauf accident) je n’aurai plus à y revenir.

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Deux couches de vernis en bombe et deux couches de vernis au pinceau : in-des-truc-tible !

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Ta-daaa !
Ca ne rend pas du tout ce que j’avais imaginé, mais j’aime bien quand même…

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Acrylique et encre de Chine sur toile – 90 x 30 cm

Very big bang

Very big bang

Ma plus grande réalisation à ce jour, Very Big Bang est une commande qui m’a demandé près de 10 jours de boulot, à raison de 5 à 6 heures par jour. Trois raisons pour cette durée exceptionnelle : la taille des toiles qui ne sont pas pratiques du tout à manipuler, la structure en triptyque qui rend la continuité des formes difficile à maintenir, et enfin l’échelle globale qui ne pardonne pas la moindre imperfection dans les à-plats.

C’est avec cette toile que j’ai commencé à prendre en photos les étapes de la réalisation, pour présenter un making-of feuilletonnant sur Facebook.

28 avril 2012

Les vrais peintres font des esquisses préliminaires, moi je tire des dés, je calcule des tangentes et je trace des traits à l’aide d’un tableur.

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3 tranches, 3 pages de calculs.

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Ma dernière toile : un triptyque grand format basé sur ma toile XLI, pour un mur de 3m sur 7m de hauteur…

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J’ai à peine commencé les traçages à l’encre que j’ai entendu « cric » dans le bas de ma colonne vertébrale ! C’est l’inconvénient de travailler des grands formats sur une table de salon.
J’arrête à 18h, dommage, y’avait de la lumière aujourd’hui…
C’est pas grave, je continue demain dès l’aube (heu… à midi, plutôt… enfin, au saut du lit…)

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29 avril 2012

Pour les grands rayons, obligé de sortir les rallonges. Ca donne un air bizarre au compas.

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Début des tracés à l’encre de la première couronne. Je repousse l’attaque du problème des jonctions à plus tard…

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Une grosse heure plus tard, la première couronne est terminée. Ouf !

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Ma fille va être contente : elle vient de passer l’aspirateur, et je m’apprête à benner par terre toutes mes chiures de gomme…

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La couronne blanche nécessite de faire disparaître avec soin les traits de construction. Une tâche facilitée par ce génial stylo à encre blanche.

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Fin de la journée : la deuxième couronne est tracée, je peux raisonnablement espérer attaquer la peinture demain. Vivent les ponts du mois de Mai !

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Détail de la jonction : le fait que les toiles n’aient pas toutes la même épaisseur ne facilite pas le travail.

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Au soir du deuxième jour, il y avait une esquisse terminée aux deux tiers.
Et Je vis que Cela était Bon.
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30 avril 2012

Ouf ! Traçage terminé, maintenant c’est tout simple : remplir les cases avec les couleurs kivonbien.

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J’adore ce gris : la gamme Foundation de Citadel couvre extrêmement bien, c’est un vrai plaisir à travailler.
Bon, c’est sûr, elle coûte un bras…

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Le gris moyen couvre beaucoup moins bien : je ne m’en tirerai pas à moins de trois-quatre couches.

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Je n’ai pas encore la nuance précise de vert que demande mon commanditaire, mais j’ai besoin de bien identifier les zones. Alors j’utilise un vert clair comme sous-couche, ça flashe fort !

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La première couche de couleur est passée.
Je ne suis pas très fan de cette étape : les à-plats sont moches, et l’absence du fond noir change vraiment tout…

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J’adore travailler l’encre de Chine !
On commence par épaissir les traits au pinceau fin…

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… et on passe à la grosse brosse.

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La petite toile a eu sa première couche de noir, et ça change vraiment tout…

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1er mai 2012

Pas grand chose de spectaculaire à montrer aujourd’hui. Je noircis de la toile.

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Ça prend un temps fou, et ce n’est que la première couche…

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L’enfant se présente bien, mais l’accouchement est loin d’être terminé.
J’ai réussi à caser 25-30 heures de peinture en 4 jours. Un sacré marathon, mais là j’en ai marre !
Rendez-vous samedi pour la suite des opérations.

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5 mai 2012

Gros pâté ! Ça commence bien…
24Pour la première couche de noir, il m’a fallu deux fois le volume de ce pot en encre de Chine. J’ai bien fait de refaire des provisions.

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Voilà ! La première couche est terminée, les blancs ressortent correctement, bref, on commence à imaginer ce que ça va donner au final.

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Opération deuxième couche lancée !
Le but est de partir de ça…

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… pour arriver à ça.
C’est quand même plus clean, mais je n’échapperai pas à la troisième couche.

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Après mûre réflexion, il a été décidé de prolonger la couleur sur les chants. J’ai bien l’effet « tranche » que ça donne.

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Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, j’ai passé la deuxième couche sur les deux petites toiles, demain je m’appuie la grande.

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Vraiment sympa, non ?

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6 mai 2012

Pas grand chose de spectaculaire aujourd’hui, alors pour les curieux, voici un éclaté d’un Staedler Mars 0,7mm en cours de nettoyage…
Passionnant, non ?

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Deuxième couche du vert et des gris terminée.
J’ai l’impression qu’une fois de plus le hasard a bien fait les choses.

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Pas beaucoup de différences avec la photo précédente ? Ben non, mais quand même 4 heures de fignolage…
Je pense que l’objectif de finir le week-end prochain est à ma portée.

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7 mai 2012

Pas beaucoup de temps pour peindre aujourd’hui. Je vais commencer à travailler les bords pour passer de cet état…

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… à cet état bien plus propre et net.36

J’attaque avec la petite toile, dont les à-plats ont passé le contrôle qualité.

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Voilà, au final ça donne quelque chose de nickel, de montrable.

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Détail de la petite toile.

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Maintenant, ce genre de petites crottes saute aux yeux.

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Pas de vue d’ensemble aujourd’hui, voilà où je me suis arrêté ce soir…

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8 mai 2012

AAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRGGGGGHHHHHHH !!!!!!!!!

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Bon, ça va, la chirurgie réparatrice a bien pris. Ouf !

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Encore pas grand chose de spectaculaire aujourd’hui… Je hais les finitions : ça prend un temps fou, c’est répétitif en diable…

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… mais bon, le résultat est là.

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12 mai 2012

Le gars de chez Games Workshop : « La gamme de peintures a changé mais vous verrez, Mechanicus Standard Grey est rigoureusement identique à l’ancien Adeptus Battlegrey. Ri-gou-reu-se-ment ! »
Moi, après essai : « Mon-cul ! »

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Je dois donc me lancer dans la bidouille : j’ajoute de l’encre au nouveau pot, goutte par goutte.

46Au bout de 18 gouttes, je déclare le nouveau mélange bon pour le service. Je vais pouvoir finir la deuxième couche de gris foncé sur la grande toile.48

J’ai (enfin) terminé les contours, je vais pouvoir passer à la deuxième couche de noir.

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Un petit zoom pour montrer le changement de nuance pour le vert, pour mieux coller aux désirs du commanditaire.

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Je ne sais pas si la photo est assez bonne pour le distinguer, mais toute la moitié inférieure est quasiment terminée. L’objectif de signer demain est toujours à ma portée…

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13 mai 2012

Allez, dernière ligne droite !
Aujourd’hui, chasse aux petites crottes.

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Pour bien camoufler les traits de construction, le Gesso c’est nickel.

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Ça y est ! Fin de la peinture, c’est pas dommage !

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Une signature discrète, en gris foncé, sur les deux petites toiles…

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… et une plus flashy en vert sur la toile principale.

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La peste soit de mon éternelle distraction !!!
C’est juste avant de vernir que je réalise qu’il manque un élément crucial à la composition. Vite, mon compas !

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Une couche fine de la colle kivabien, et on laisse sécher.

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Avant de jouer avec de la feuille d’or, je vous conseille de fermer les fenêtres : le courant d’air, c’est l’ennemi.

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