P’tit Baz’Art 2008

PB2008

J’ai découvert le P’tit Baz’Art en 2007, grâce à un ou deux collègues peintres. C’était la première fois que je voyais en un même lieu une telle concentration d’artistes avec des œuvres qui me parlaient vraiment. Je me souvent parfaitement de ma réaction en sortant : « Qu’est-ce que je serais fier de faire partie de cette expo ! »

J’ai eu la grande chance que mon travail plaise à Géraldine, la grande prêtresse du lieu, et l’année suivante :

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Non seulement je faisais partie de l’expo, mais en plus j’avais droit au plus beau stand qu’on m’aie jamais confié : 30 m² juste à l’entrée, un sacré challenge à remplir alors que mon catalogue était encore vachement léger…

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Les motifs du mur ont été réalisés en papier peint agrafé. J’en ai fait une sorte de méta-toile plutôt sympa, qui mettait bien en valeur mes tableaux. Un petit salon au milieu du stand parachevait l’installation qui portait bien son nom : Chez Stan (ça me dit quelque chose…)

IMG_3835L’espace consacré aux boutons de ma Doudou s’intégrait bien au reste du stand. Heureusement : il n’a pas désempli du week-end…

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Number One

Number One
2003 – Acrylique sur carton entoilé – env. 29×21 cm

Le tout premier !

Ça faisait un moment que je m’amusais avec mes peintures à figurines et des galets, mais je n’osais pas franchir le cap… Peindre une toile ! Quelle audace, quelle prétention !

Je suis tombé presque par hasard sur des cartons entoilés dans un supermarché. Le carton entoilé, ce n’est pas vraiment de la toile… Nul Artiste dûment diplômé ne risquait de me tomber dessus pour crime de lèse-palette. J’ai tenté le coup.

Pour accentuer encore le côté « amateur », le cadre est en carton recouvert de papier absorbant imbibé de colle, façon Art Attack, avec un gros vernis bien brillant. Malgré tous ces défauts, je l’ai quand même vendu. Pas cher, certes, mais vendu. Un bon présage…

J’avais déjà trouvé une grande partie de mon style : fond noir, formes simples, couleurs unies, et surtout aucune prétention au figuratif. Dieu sait combien de croûtes j’ai épargné au monde en reconnaissant une fois pour toutes que je ne sais pas, et ne saurai jamais, dessiner.

Plus de poisson !

2004 - acrylique sur carton entoilé - 27x19 cm
2004 – acrylique sur carton entoilé – 27×19 cm

J’aime énormément cette toile, malgré (ou à cause de) son caractère unique, sans descendance. Elle ne me ressemble guère, avec ses traits à main levée d’épaisseur changeante qui composent une scène vaguement cubiste. C’est une voie où je n’ai pas persévéré, car j’ai toujours eu l’impression que je ne ferais jamais mieux que ça…

J’ai quand même décliné le concept sur un galet :

Galet PdP
2005 – acrylique sur galet

J’ai aussi utilisé une version agrandie (60×40 cm) de la toile comme élément central d’un projet de décoration pour un ami orthophoniste, qui souhaitait donner un coup de fouet à sa salle d’attente :

Projet Hassler
2005 – réalisé avec Blender (http://www.blender.org/)

Ça c’est du coup de fouet !

Ça pique les yeux, mais ce concept m’a donné l’idée d’une toile que j’ai finalisée quelques années plus tard, et qui a marqué une étape importante sur mon chemin. Et cette pièce a aussi tapé dans l’oeil de Géraldine, ce qui m’a aidé à entrer au P’tit Baz’Art ! Une impasse prolifique, en somme.

Fracture

Fracture
2004 – Acrylique sur carton entoilé – 19×27 cm

Bon, celui-là, j’aurai du mal à le refaire sur une toile… Ça ne se voit pas très bien sur la photo, mais il s’agit d’un carton entoilé découpé en deux parties au cutter.

L’harmonie des couleurs est disons… audacieuse, mais je n’assumais pas encore bien le fait que toutes mes toiles étaient sur fond noir, et j’avais peur de laisser une impression morbide. Quand je vois ce duo de bleu électrique et de vert pomme, je me dis que morbide, ça n’est pas si mal après tout…

Symétrie

Symétrie
2004 – Acrylique sur carton entoilé – 2x60x40 cm

Celui-là, il faudra vraiment que je le refasse en exploitant mes progrès techniques, mais j’ai peur de me coltiner à nouveau le casse-tête de la répartition des couleurs : chaque élément comporte 16 traits, avec 8 couleurs qu’on retrouve deux fois chacune et qui ne se croisent jamais, avec la contrainte supplémentaire qu’on ne retrouve jamais deux fois le même couple de couleurs entre les traits réciproques… Ça a l’air compliqué dit comme ça*, mais c’est pire à peindre.

Les deux rappels en dessous sont deux galets à peu près symétriques collés au mur avec de la Patafix. Classe, non ?

* Si vous n’avez pas tout compris, rassurez-vous : ça n’a aucune importance pour regarder…